“Haut débit pour tous” : quatre opérateurs intéressés par le label

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Nathalie Kosciusko-Morizet dévoile la liste des opérateurs prêts à proposer des offres alternatives d’accès pour moins de 35 euros dans les zones mal couverts par l’ADSL ou le câble. Mais quelles sont les meilleures solutions ?

Si le déploiement de la fibre optique est au centre des préoccupations du gouvernement, l’extension de l’accès au haut débit sur le territoire national n’est pas écartée.

Ainsi, lors de sa rencontre avec l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) organisée vendredi dernier, Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat à l’Economie numérique, a présenté le résultat de l’appel à manifestation d’intérêt pour la mise en oeuvre d’un label “Haut débit pour tous”.

Une estampille gouvernementale attribuée aux opérateurs qui proposeront des offres d’accès Internet haut débit alternatives (par satellite par exemple) pour moins de 35 euros par mois (matériel compris) dans les zones mal desservies par les réseaux haut débit traditionnel (ADSL et câble). Cela représente un bassin de 1 à 2 millions de foyers.

Quatre fournisseurs se sont portés candidats pour cette labellisation : les opérateurs régionaux Viveo,  Numéo, Nordnet (filiale de France Telecom) et l’opérateur national SFR. Deux opérateurs satellite, Astra et Eutelsat, ont exprimé leur souhait d’obtenir un statut de “partenaires” de ces offres, même s’ils ne les vendront pas directement aux clients.

S’ils remplissent bien le cahier des charges pré-requis, les premiers opérateurs lauréats pourront afficher le label “Haut débit pour tous” à la fin de l’été, une fois le projet déposé à l’institut national de la propriété industrielle (INPI).

Le Wimax aux abonnés absents

L’idée de Nathalie Kosciusko-Morizet va-t-elle favoriser la pénétration des accès alternatifs dans les zones mal desservies en ADSL ? La réponse n’est pas si évidente.

Prenons le cas du satellite qui présente un inconvénient majeur selon les techniciens et les utilisateurs réguliers : ce type d’accès souffre d’un délai de réponse plus lent (qui peut avoisiner les 600 millisecondes). Gênant pour les amateurs de jeux en réseaux ou pour exploiter des applications en entreprise.


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