HireSweet : le recrutement tech assisté par algorithmes lève 1,5 million d’euros

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Une semaine après Comet, une autre start-up française à l’origine d’algorithmes pour les recruteurs lève des fonds : 1,5 million d’euros pour HireSweet.

Pour Kima Ventures, les investissements se suivent… et se ressemblent parfois.

Les annonces successives de Comet et de HireSweet en témoignent.

À une semaine d’intervalle, les deux start-up, qui misent sur l’algorithmique pour améliorer le recrutement de profils tech, ont officialisé une levée d’amorçage à laquelle a participé le fonds de Xavier Niel.

Du côté de Comet, qui a réuni 2 millions d’euros, on se concentre sur la mise en relation des entreprises avec les free-lances.

HireSweet n’a pas segmenté son approche, ciblant l’ensemble des designers et des développeurs avec, pour ces derniers, un postulat : dans un contexte de pénurie d’offre, ils sont peu nombreux (13 % en l’occurrence) à être en recherche active. Il faut donc ouvrir aux recruteurs ce « marché caché ».

Une philosophie qui a séduit Global Founders Capital. Le fonds rattaché à Rocket Internet emmène un tour de table de 1,5 million d’euros auquel se joignent des business angels comme Yannis Yahiaoui (Adotmob) et Yves Weisselberger (SnapCar). Bpifrance est aussi dans la boucle, aux côtés de Kima.

Made in HEC

Basé aux Loges-en-Josas (Yvelines) et incubé chez Agoranov, HireSweet est né il y a un an sous l’impulsion de trois diplômés de HEC Paris : Ismaël Belghiti (CTO ; ex-développeur chez Dassault Systèmes), Robin Choy (CEO ; ancien de Commerzbank) et Paul Bachelier (COO ; passé par Telecom ParisTech).

À l’instar de Comet, la start-up nourrit ses algorithmes avec des données publiques recueillies sur des canaux comme Twitter, Meetup, GitHub et Stack Overflow.

Elle identifie, pour chaque poste ouvert, les profils les plus pertinents et en présente une liste à ses clients – parmi lesquels figurent Nokia Health (nouveau nom de WiThings), le « start-up studio » eFounders et la FinTech Bankin’.

L’offre est complétée par des services de personnalisation d’e-mail et de suivi de conversation ; l’idée étant de permettre aux RH de se concentrer sur la prise de contact.

Les fonds levés porteront l’accroissement de l’équipe R&D, avec l’objectif de constituer une intelligence artificielle qui « connaisse toutes les entreprises, toutes les formations, toutes les technologies et tous les candidats ». Le marché américain est affirmé comme un horizon à terme.


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