HostnFly : la « conciergerie Airbnb » à revenus garantis lève des fonds

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HostnFly, qui intervient sur l’ensemble de la chaîne de location de biens via Airbnb avec un modèle de « revenu garanti » pour les bailleurs, lève 2,5 millions d’euros.

De Luckey Homes, qui a finalisé l’an dernier sa première levée de fonds pour un montant de 800 000 euros, à Hostmaker, qui a récemment accueilli Ventech à son capital dans le cadre d’un tour de table de 5,8 millions d’euros, les investissements se succèdent dans l’univers de la « conciergerie Airbnb ».

Il y a tout juste un an, une autre start-up française avait rejoint la liste en levant 400 000 euros : HostnFly.

La voilà qui annonce une deuxième opération de financement, bouclée au mois de juin, avec 2,5 millions d’euros à la clé. Kima Ventures est de la partie, tout comme Kerala Ventures et Partech Ventures.

L’aventure avait démarré au printemps 2016 à Paris, sous l’impulsion de Quentin Brackers de Hugo (ancien consultant chez McKinsey), Guillaume Motte (ex-analyste pour Citibank) et Baptiste Maurel (qui fut développeur au sein de Chauffeur-Privé). Le premier préside aujourd’hui HostnFly. Le deuxième en est directeur général ; le troisième, CTO.

Les yeux vers Londres

Au sortir de sa levée d’amorçage, la jeune pousse revendiquait 70 appartements sous gestion*. Quentin Brackers de Hugo en annonce aujourd’hui « autour de 600 » pour « plus de 40 000 touristes » accueillis à Paris intra-muros.

L’activité de HostnFly se limite pour l’heure à ce périmètre. Il est question de l’étendre à Londres cette année, puis de se développer en France à l’horizon 2018. Plusieurs postes sont ouverts à cet effet, avec l’objectif de doubler, d’ici à fin 2017, l’effectif qui compte aujourd’hui une quinzaine de personnes.

Le « point d’entrée » du service consiste en la rédaction d’annonces de location ensuite publiées sur des plates-formes partenaires (Airbnb, HomeAway et Booking.com sont mentionnés).

HostnFly assure visiter systématiquement les logements et se réserve le droit de faire intervenir un photographe. Mais c’est surtout son modèle économique qui est particulier avec un « revenu garanti » pour les bailleurs.

Ces derniers ne perçoivent pas le montant des loyers soustraits d’une éventuelle commission : ils reçoivent une rémunération définie par avance, quel que soit le nombre effectif de jours de location sur les périodes de disponibilité du bien.

La certitude du revenu

Le « revenu garanti » est calculé sur la base de la localisation du bien, de sa surface, des prestations proposées… et de la « prédiction du taux d’occupation moyen pour des logements équivalents sur le marché de la location saisonnière ».

HostnFly l’explique dans sa foire aux questions : « Nous préférons que nos clients aient la certitude du revenu plutôt que de leur facturer un pourcentage des revenus de la location ».

Dans ce cadre, le bailleur signe un mandat de délégation par lequel il s’engage notamment à ne pas proposer son logement à d’autres personnes pendant les dates sélectionnées. Il est assuré de percevoir la somme, même si son logement n’est pas occupé autant qu’escompté.

HostnFly ne communique pas sur les marges réalisées au travers de ce modèle.

On consultera également la FAQ pour d’autres aspects, tels que les critères d’acceptation des logements (d’une surface minimale de 15 m², uniquement loués entiers, avec « tout le matériel pour recevoir des voyageurs de façon autonome », dont obligatoirement un accès Internet).

* Les prestations de conciergerie vont de la gestion des réservations à l’entretien du bien (avec des professionnels venant pour certains du milieu de l’hôtellerie) en passant par la remise des clés aux locataires (via un réseau de restaurants) et la réalisation de l’état des lieux en entrée comme en sortie.

Crédit photo : HostnFly


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