IBM Blockchain : démarrage commercial avec Hyperledger Fabric 1.0

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L’offre cloud IBM Blockchain entre en phase de commercialisation avec l’arrivée à maturité de l’environnement Hyperledger Fabric, sur lequel elle se base.

Difficile de louper la thématique blockchain dans le programme de la convention InterConnect 2017, qu’IBM organise du 19 au 23 mars à Las Vegas.

Le groupe américain l’assure : il est prêt pour le passage en production d’Hyperledger Fabric.

Cet environnement open source destiné au développement d’applications « distribuées » est le premier projet d’un consortium que chapeaute la Fondation Linux. La version 1.0 est prévue pour fin mars.

Big Blue y a apporté sa contribution et en a adapté le code pour proposer, sur son PaaS Bluemix, une offre de « blockchain as a service » comprenant des couches additionnelles de sécurité : mise en place de règles d’accès, cloisonnement avec possibilité d’exécution dans des conteneurs, gestion des clés de chiffrement, coupure hardware en cas de détection d’accès non autorisés, etc.

Des outils d’administration y ont été assortis, dont un destiné à attribuer à toute blockchain un « score de confiance » de 1 à 100 visible par tous les participants. Du côté des développeurs, on peut désormais exploiter le Fabric Composer, pensé pour simplifier la création d’API faisant le lien avec des bases de données existantes.

Projet identitaire

IBM annonce un premier client « officiel » pour son offre commerciale basée sur Hyperledger Fabric 1.0 : SecureKey Technologies.

La firme basée à Toronto a testé, ces derniers mois avec une demi-douzaine de banques au Canada, une extension « blockchainisée » de son service Concierge, qui doit permettre aux clients de chacune desdites banques de se servir d’une seule application pour justifier de leur identité auprès de quiconque, en ne dévoilant que les données nécessaires.

Le passage en production est prévu pour cette année. En toile de fond, l’ambition des banques d’être présentes sur davantage de transactions… et de pouvoir proposer leurs services dans ce cadre (sans exclure, à plus long terme, le prélèvement d’une commission sur l’utilisation même du service, car ce sont elles qui hébergent les identités).

Gratuite pour les développeurs sans les options de sécurité (HSM, Secure Service Container…), la « blockchain as a service » d’IBM est facturée à l’usage pour les organisations.

Sur la liste figure l’armateur Maersk, avec lequel se monte un système de gestion des flux logistiques maritimes.


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