IBM compense les faiblesses de WebSphere

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Si on en croit les dernières actions en date, IBM identifie deux priorités : les vagues montantes des eMarketplaces et du commerce mobile. Pour cibler ces marchés naissants, le géant signe des alliances tous azimuts. D’abord autour de Websphere. Ensuite, dans la sphère du m-commerce.

Pour s’ancrer fermement dans le marché de l’e-commerce, les géants de l’informatique forment des familles : Microsoft avec Microsoft.NET(voir édition du 23 juin 2000), IBM avec Websphere (voir édition du 28 juin 2000) et Oracle qui s’empresse aussi d’annoncer sa plate-forme Internet (voir édition du 7 juillet 2000). Suite logique ? IBM montre la voie : après avoir regroupé ses briques technologiques, il faut tisser son réseau d’alliances pour renforcer sa position. Fissa ! Reste à examiner la nature des partenaires…

Big Blue présente son offre d’e-commerce comme la plus large du marché. Et, pour renforcer sa solution de “bout en bout”, la firme signe plusieurs séries d’alliances dont la dernière se fait avec cinq développeurs d’applications européens : les deux éditeurs d’ERP suédois Intentia International et Financial Systems, IT Design, le prestataire de service spécialisé ERP basé à Dublin, le spécialiste de la logistique australien Mincom et Aspen Technology, basé à Cambridge et spécialisé aussi dans la logistique. En France, IBM signe avec les acteurs de l’ERP et de la logistique : Adonix, Odiconseil, MSG, etc. Etienne Galernau, responsable du marketing et de la communication des partenaires d’affaires d’IBM France, commente : “Avec la montée des eMarketplaces, IBM monte des alliances autour des éléments de l’économie traditionnelle comme les applications ERP et CRM et la chaîne logistique. A terme, toutes les sociétés, grands comptes ou PME, devront avoir un module e-business pour faire des transactions à l’extérieur”. En effet, dans son offre, IBM ne dispose pas de logiciels applicatifs. Former une famille permet donc de pallier aux faiblesses. Récemment et sur l’e-commerce, IBM a signé plus de 22 alliances qui rapporteraient au total 7 milliards de dollars d’ici 2003. On s’en doute, Microsoft développe aussi son réseau de partenaires : son offre d’e-commerce n’intègre pas les outils qui permettent de connecter les ERP ou les grandes bases de données aux serveurs d’application Web… Idem chez Oracle : son expérience sur les serveurs Web transactionels paraît jeune aux dires de ses concurrents…

Autre phénomène : la multiplication des terminaux mobiles ? téléphone cellulaire, assistant personnel, etc ? force Oracle, Microsoft, IBM, Sybase et d’autres à remanier leurs stratégies d’affaires. Déjà, IBM s’active pour se placer sur le secteur émergeant du commerce mobile. Première action : pourvoir ses clients en solutions pour bâtir des applications mobiles. C’est là qu’intervient la seconde série d’accords de partenariats avec huit sociétés pour développer des solutions de m-commerce : Agency.com, Answerthink, Luminant, Organic, R/GA, Rare Medium, Razorfish et US Interactives. Sans surprise, ces entreprises s’appuieront sur WebSphere pour offrir des prestations de création de contenus et de services mobiles. L’année dernière, le chiffre d’affaires des huit élus dépassait un total de 1 milliard de dollars sur la seule prestation de conseil, de conception Web et de services d’intégration.

Pour en savoir plus :

* WebSphere

* Oracle Internet Application Server


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