IBM France vise le cloud : bientôt un nouveau data center SoftLayer à Paris

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Un data center SoftLayer sera érigé dans Paris pour le compte d’IBM. La branche française de la firme IT veut renforcer “son empreinte cloud”.

Paris accueillera un nouveau data center IBM dédié au cloud et estampillé SoftLayer . Il ouvrira ses portes dans le courant du deuxième semestre 2014. Cette nouvelle implémentation entre dans le cadre d’un investissement global de 1,2 milliard de dollars consenti par la firme IT pour renforcer “son empreinte cloud” et son réseau de centres de données pour le compte des entreprises clientes.

En France, IBM gère déjà une douzaine de datacenters liés à son activité BCRS (Business Continuity & Resiliency Services, spécialisée dans la continuité de services) dans différentes régions : Ile-de-France, Rhône-Alpes, Nord, Ouest du pays et Auvergne. Il exploite également un centre de cloud public à Montpellier (offre SmartCloud Enterprise +). “IBM France, qui fête ses 100 ans cette année, poursuit ainsi les investissements réalisés depuis 2009 en France dans le domaine du cloud”, indique IBM dans un communiqué.

Pourquoi un data center estampillé SoftLayer ?  En juin 2013, IBM avait acquis l’hébergeur et fournisseur d’infrastructures IT SoftLayer Technologies pour 2 milliards de dollars, “soit la plus importante acquisition réalisée par la firme sous la direction de Ginni Rometty” soulignait-on à l’époque. Il semblerait que la branche française d’IBM cherche à mettre en avant la marque et les services cloud aspirés à cette occasion et intégrés dans le catalogue de prestations “maison”.

Vidéo : Thomas Coustenoble et Fabrice Pancrazi (IBM Global Technology Services) détaille les activités de SoftLayer.

Le plan social social d’IBM France approuvé par la justice
Le 23 janvier 2014,  le tribunal de grande instance de Nanterre (Hauts-de-Seine) a rejeté la demande d’annulation du plan social 2013 d’IBM France, qui prévoit la suppression de 689 emplois. La CGT avait déjà été déboutée en référé le 22 novembre 2013. Selon la décision de justice, “la Fédération CGT ne démontre pas que le PSE (plan de sauvegarde de l’emploi) présenté initialement soit insuffisant ou incomplet” et les “mesures de reclassement interne et d’offre de formation sont complètes et précises”.  Le coût du PSE est évalué à 75 millions d’euros. “Eu égard au résultat net d’IBM France qui doit être mis en comparaison, il n’apparaît pas que le plan soit insuffisant”, tranche le TGI de Nanterre. Selon Silicon.fr, une simple division permet d’estimer le coût moyen du plan par salarié à 109 000 euros.

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Crédit photo : JuliusKielaitis / Shutterstock.com


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