IBM lance ses premiers mainframes exclusivement Linux

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Le constructeur informatique IBM, dont le soutien au système libre n’est plus à démontrer, vient de lancer ses premiers serveurs tournant exclusivement sous Linux.

Depuis mai dernier, il était d’ores et déjà possible, pour certains, via Internet, de se connecter sur un des serveurs de la gamme zSeries d’IBM tournant sous Linux (voir édition du 28 mai 2001). L’initiative, baptisée alors Linux Community Development System, devait permettre selon IBM de développer et de tester les applications diverses sous le système d’exploitation Linux tournant sur un puissant serveur. La phase de test est désormais terminée et IBM annonce le lancement de ses premiers mainframes fonctionnant exclusivement sous Linux. Il s’agit des eServer z800 et i820, soit deux serveurs couvrant à la fois des demandes pour des grands comptes et des petites entreprises.

IBM estime qu’il y a une réelle place pour le marché Linux, notamment depuis que les entreprises sont confrontées aux problèmes de réduction des coûts drastique. Ainsi, les iSeries dédiés aux PME-PMI, d’une valeur de 50 000 dollars, pourraient remplacer jusqu’à 15 serveurs standard. Quant aux zSeries, d’une valeur de 400 000 dollars, ils pourraient en supplanter plusieurs centaines, a déclaré Peter McCaffrey, responsable marketing des nouveaux produits au sein d’IBM.

Un pas significatif dans la stratégie du libre

IBM, il est vrai, avait révélé vouloir dépenser 1 milliard de dollars pour l’année 2001 afin de faciliter le développement de ses logiciels et de son matériel sous Linux. Ce faisant, IBM avait exprimé très clairement son désir d’intégrer Linux dans sa stratégie depuis deux ans. Mais c’est la première fois qu’IBM lance des mainframes équipés exclusivement de Linux. Le système d’exploitation libre était auparavant proposé en option. Le choix d’équipé en Linux ses appareils eServer zSeries n’est pas hasard. Ce sont les seuls serveurs qui ont enregistré des taux de croissance plus rapides que la moyenne du secteur et ont été les seuls à se permettre cinq trimestres de croissance consécutifs, commente IBM.

Une sortie qui coïncide avec une reprise du marché des ordinateurs centraux. Le fait de mettre en place plusieurs serveurs reviendrait en définitive assez cher. Interrogé par Reuters, Peter McCaffrey estime que les sociétés ont désormais réalisé qu’elles pouvaient remplacer des serveurs Dell-Intel ou Sun-Unix par des ordinateurs centraux ; lesquels sont de plus en plus nombreux à tourner sous Linux.


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