IBM : l’intelligence artificielle au service des serveurs

Cloud

L’élimination des interventions humaines dans la gestion des process informatiques devient une réalité. Début avril, IBM annonçait son programme eLiza, lequel est censé à terme rendre autonomes les ordinateurs en les laissant “décider” en temps réel de leur évolution en fonction de leur environnement. Aujourd’hui, Big Blue lance ses premières briques, notamment Virtual Help Desk, un logiciel capable de comprendre les demandes formulées par une personne confrontée à un problème informatique.

Pour faire face à la pénurie d’informaticien, les sociétés avaient le choix soit d’externaliser le travail à des SSII locales , soit de recourir à des pays dont la main d’oeuvre parfois hautement qualifiée n’était pas cher… Désormais, il y aura une troisième voie, celle de l’intelligence artificielle menée tambour battant par IBM. Fin avril, Big Blue présentait en effet le projet eLiza (voir édition du 27 avril 2001). Représentant un investissement de plusieurs milliards de dollars, eLiza a pour mission de créer un univers dans lequel les serveurs s’auto administreront, ne nécessitant plus qu’une intervention humaine limitée, voire nulle selon IBM. Lors de l’annonce de ce projet IBM annonçait que d’ici à cinq ans, compte tenu de la vitesse de l’évolution technologique et de la pénurie croissante en administrateurs de systèmes, la majorité des entreprises ne seraient plus en mesure de gérer leurs systèmes au moyen des technologies informatiques actuelles. L’objectif d’eLiza est de parvenir à réduire au maximum les interventions humaines dans la gestion des serveurs au point de les rendre autonomes en les laissant décider en temps réel de leur évolution. Les serveurs seront ainsi capables de sauvegarder eux-mêmes leurs données au moindre incident détecté, de se reconfigurer en fonction des nouveaux programmes et données, tout en conservant de hauts niveaux de sécurité afin d’être capables de résister à une tentative d’intrusion par exemple.

Si le programme eLiza doit voir le jour d’ici 5 ans, des applications basées sur le concept de l’auto-administration seront disponible dès cette année notamment dans l’administration de serveurs. Ces derniers seront alors capables d’attribuer automatiquement des ressources systèmes aux différentes tâches, en fonction de la demande. Cela touchera également les technologies de diagnostic automatique, lesquelles permettront d’équiper des PC d’outils en ligne destinés à diagnostiquer et résoudre les problèmes courants de réseaux (voir édition du 4 janvier 2001). IBM travaille actuellement sur le projet Oceano, prototype d’une ferme de serveurs auto-administrés.

Une assistance technique automatique

Le 12 juillet, IBM annonçait la sortie de Virtual Help Desk, une application dotée de composants d’intelligence artificielle censés comprendre les griefs de tel ou tel utilisateur confronté à un problème. “Un employé ayant perdu son mot de passe ou ayant un logiciel défaillant pourra expliquer son problème dans un langage simple [par écrit, Ndlr], en allant dans une fenêtre de son ordinateur et recevoir une réparation automatisée”, explique Kent Holcomb d’IBM Global Services. Un procédé qui devrait alléger la charge de travail des responsables des systèmes d’information. Ces derniers pourront ainsi se concentrer sur des tâches plus importantes. Sans compter que ce logiciel devrait trouver un écho favorable dans les petites structures ne disposant pas de tels services en interne.


Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur