Il reste une place pour Google au jeu des chaises musicales

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Si Google ne dispose pas encore d’un magasin de musique en ligne, il en prend le chemin. L’outil annoncé à demi-mot à l’occasion du Web 2.0 Summit s’adjoindrait au service Music Beta pour concurrencer iTunes, le service d’Apple.

Inflexible face aux rumeurs qui circulent à ce sujet depuis plus de deux ans, Google s’apprêterait à changer son fusil d’épaule, pour tendre irrésistiblement vers la vente de contenus musicaux. Et se poser, par la même occasion, en concurrent d’Apple iTunes ou des services d’Amazon.

Pressenti à maintes reprises pour investir ce segment, sur un marché du divertissement dématérialisé en pleine éclosion, Google n’avait jusqu’à présent répondu qu’avec Music Beta, une offre d’hébergement de bibliothèques audios cantonnée au territoire américain.

A cet outil de sauvegarde en ligne et d’écoute en streaming via un navigateur Web, la firme de Mountain View pourrait adjoindre, sous quelques semaines, un magasin virtuel censé faire de l’ombre à iTunes, la solution d’Apple.

Cette nouvelle composante de l’écosystème Google pourrait tirer parti d’un architecture logicielle déjà bien établie dans le cloud, avec un large éventail d’applications bientôt centralisées dans le réseau social Google+.

S’agit-il d’un énième feu follet après ces fausses alertes répétées à l’automne 2010 ? Les propos diffus d’Andy Rubin, responsable du département Android, ne sont pas pour clarifier la situation.

Tout au plus l’intéressé a-t-il érigé la qualité en cheval de bataille, au détriment estimé d’un catalogue sans comparaison avec les quelques 20 millions de chansons qu’indexe iTunes.

Ce que je peux vous dire, c’est qu’il ne s’agira pas de musique à 99 cents“, a glissé Andy Rubin, sur la lancée d’un plaidoyer en l’honneur du Merch Store de YouTube, intronisé en début de semaine, avec, notamment, la vente de places de concert et de produits dérivés.

Selon le Wall Street Journal, les négociations vont bon train avec les principales majors américaines.

Quand les pourparlers se poursuivent avec Sony, Universal Music et la Warner, EMI aurait déjà donné son accord à Google. Pour autant, la concurrence se fait pressante, avec en tête d’affiche le facteur streaming.

A l’heure où Spotify passe la barre des 2 millions d’utilisateurs payants, Deezer prend du galon en Europe et Rhapsody capitalise sur le rachat de Napster.


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