iMac cherche public

Mobilité

Déception sur le segment iMac au dernier trimestre : les machines sont les moins prisées de la gamme Apple. En attendant de profiter d’un processeur G5, que manque-t-il à l’iMac pour rencontrer le succès ?

Depuis son lancement en 2002 (voir édition du 8 janvier 2002), l’iMac à écran plat ne se présente pas du tout comme la poule aux oeufs d’or espérée. Juste après sa commercialisation, les ventes du segment iMac regroupant l’iMac originel, l’iMac G4 et l’eMac se sont redressées (+ 8 % entre 2001 et 2002). Mais sur la dernière année fiscale d’Apple, ce sont 1 094 000 machines qui auront été écoulées, soit une baisse de 16 %. Pire, en 2003 le segment iMac fait moins bien qu’en 2001 (- 9,44 %) qui fut pourtant une bien mauvaise année. Une conclusion s’impose : si l’iMac G3 a fait figure de locomotive, ce n’est pas le cas de l’iMac G4 (voir édition du 16 octobre 2003). Le site Ars Technica croit savoir pourquoi : “Le design est un peu trop innovant pour beaucoup de monde. Ainsi que le démontrent ses ventes, il n’a pas le pouvoir d’attraction qu’avait l’iMac à écran cathodique.” Mais ce seul “défaut” n’explique pas tout : l’eMac équipé d’un écran cathodique de 17 pouces aurait pu servir de relais de croissance au segment tout entier. A 899 euros, la machine bénéficie d’un bon rapport qualité/prix face à ses concurrents PC.

L’iMac face à la concurrence

Sur PC justement, les ordinateurs compacts ont d’autres arguments, qu’il s’agisse du Vaio W1 de Sony en Europe ou des modèles de Gateway Profile 4 et 610 Media Center aux Etats-Unis. Le Profile 4 met en avant son prix raisonnable (1 200 dollars), tandis que le Vaio mise sur son aspect “centre multimédia” et sa polyvalence dans le salon. Grâce à la solution Gigapocket de Sony, il sert en effet aussi bien de magnétoscope numérique que d’enregistreur de DVD, de réveil matin ou de chaîne stéréo. Quant aux Gateway, ils utilisent la version Media Center de Windows, chargée d’offrir les mêmes services. Sur le segment de l’iMac, ce n’est sans doute pas le processeur qui pose problème : le G4 reste capable de traiter les tâches requises par la suite iLife ou le surf sur Internet. Une question demeure : au delà du design ou de la puissance, l’iMac n’est-il pas tout simplement moins valorisé que les solutions concurrentes (voir édition du 2 juin 2003) ? N’est-il pas temps pour Apple d’intégrer le Mac – avec beaucoup plus de subtilité que ne le font les solutions Gigapocket ou Media Center – dans un environnement domestique et de prouver qu’il peut servir de support à tous les appareils électroniques traditionnels de la maison ? Steve Jobs a déjà répondu à la question : selon lui, ordinateur et téléviseur ne font pas bon ménage. Et pourtant…


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