iMac G5 : une technologie de portable dans un écran de bureau 

Mobilité

Apple a levé le voile sur son iMac G5. La technologie du G5 tient dans un écran TFT de cinq centimètres d’épaisseur. La machine est commercialisée immédiatement et sera livrée à partir de mi-septembre.

Apple a enfin greffé le G5 dans son iMac. Après des mois d’attente, des rumeurs à n’en plus finir et une certaine impatience de la part du public, la Pomme a dévoilé le nouvel iMac G5 à l’occasion de la présentation donnée au Palais des Congrès Porte Maillot, mardi 31 août 2004 (voir article de l’édition du jour) . La nouvelle machine remplace la génération précédente, l’iMac G4, “l’ordinateur tournesol” de la firme qui faisait déjà poser la question : “mais où est donc passé l’ordinateur”. Pour l’iMac G5, c’est pareil : l’écran intègre toute l’électronique de la machine, dans une épaisseur de cinq centimètres. Deux écrans de 17 ou 20 pouces sont proposés.

Côté esthétique, Apple suit le modèle de la nouvelle gamme Cinema Display en utilisant des matériaux plastiques plutôt que métalliques. Les avis sont visiblement partagés sur la question du design  : “génial” entendait-on lors du keynote à la Porte Maillot. “Banal”, entendait-on par ailleurs sur le stand d’Apple d’Apple Expo au Parc des Exposition de Paris Versailles. Pour le coup, c’est plus l’arrière de la machine qu’on appréciera pour la simplicité de la connectique et de l’alimentation. Mais la face avant laisse un goût de déjà vu.

Il faut dire que,dans le camp d’en face, les PC ont adopté le même aspect depuis quelques années. Alors où trouvera-t-on l’innovation attendue ? Dans le processeur 64 bits G5 empaqueté dans un si petit espace. Un tour de force, alors qu’Apple a dû mettre en place un refroidissement spécifique sur le PowerMac G5. Dans le faible niveau de bruit généré par la machine malgré ses 1,6 ou 1,8 GHz. Aux vues de ces performances, les caractéristiques techniques sont un peu décevantes : bus système à 533 et 600 MHz (le PowerMac propose 800 et 900 MHz à la même fréquence). Seulement 256 Mo de mémoire vive pour les versions de base quand il faut bien 512 Mo pour se sentir à l’aise avec Mac OS X. Idem pour la carte graphique Nvidia qui date un peu à l’heure où les jeux sur Mac connaissent un véritable attrait. Le message est clair : l’iMac G5 est une machine grand public qui méritera de mûrir.

Un prix correct

Restent les prouesses techniques : toute l’électronique est intégrée dans un espace très réduit. On y trouve un disque dur à 80 ou 160 Go, un lecteur optique Combo ou Superdrive, tous les ports de communication habituels (audio analogique et optique), trois ports USB, deux ports FireWire 400 Mbps, l’Ethernet 10/100, le modem 56k, le pré-câblage Airport (la carte Wi-fi d’Apple est en option) ou bien encore un port VGA. Petite touche originale : la machine utilise la surface du bureau pour réfléchir le son vers l’utilisateur. Apple a déjà utilisé cette astuce avec succès sur sa ligne de PowerBook.

Au total, la nouvelle gamme est quand même proposée à des prix corrects pour Apple : près de 1 400 euros pour l’entrée de gamme, 1 629 euros pour le milieu de gamme et 2 059 pour le haut de gamme. Cerise sur le gâteau : l’iMac G5 est issue de l’imagination “des créateurs de l’iPod”. Il ne reste plus qu’à lui souhaiter le même succès.


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