iMesh rentre dans le rang sous la pression des majors

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Le service d’échanges peer-to-peer s’est engagé à mettre en place un système légal de téléchargement et à payer 4,1 millions de dollars à la RIAA, en échange de l’arrêt des poursuites à son encontre.

Les efforts de la RIAA (Recording industry association of America) n’auront pas été vains : l’association défendant les intérêts des majors est parvenue à remettre iMesh dans le droit chemin en l’amenant à signer un accord à l’amiable approuvé par la justice américaine. Celui-ci stipule que le service d’échanges peer-to-peer (P2P) s’engage d’une part à mettre en place un système légal de téléchargement de musique, d’autre part à verser à la RIAA 4,1 millions de dollars en dédommagement des infractions au copyright constatées. En échange de quoi, l’association professionnelle réunissant les plus grandes maisons de disques met un terme aux actions en justice qu’elle avait intentées à son encontre.

Cet accord intervient moins d’un an après le début des hostilités. En septembre 2003, la RIAA – en pleine croisade contre les services d’échanges de fichiers en P2P – décide d’attaquer iMesh en justice(voir édition du 22 septembre 2003). Le logiciel édité par la société israélienne éponyme a alors le vent en poupe, ses concurrents Kazaa, Morpheus et Grokster étant déjà dans le collimateur du lobby des majors. A l’époque, iMesh ne cachait pourtant pas son intention d’évoluer vers un système d’échange respectueux des copyrights.

Une révolution annoncée

Cette volonté affichée devrait bientôt devenir réalité : la société dédiée au P2P a annoncé sur son site qu’elle avait passé avec les principaux labels musicaux des accords “sans précédent”, qui devraient lui permettre de “donner une nouvelle dimension à iMesh, au P2P et à la musique numérique”. Le service de téléchargement sera, selon ses concepteurs, plus rapide et débarrassé de ses leurres – les faux fichiers musicaux mis sur le réseau pour décourager les adeptes de contenus piratés. Paradoxalement, iMesh rassure ses utilisateurs en leur promettant que des contenus musicaux gratuits seront disponibles dans sa nouvelle version, parallèlement aux offres payantes. En attendant d’en savoir plus sur cet ambitieux programme, les habitués du logiciel de P2P peuvent continuer à l’utiliser comme auparavant mais à leurs risques et périls.


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