Industrie du Futur : les 9 marchés prioritaires d’Emmanuel Macron

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Le ministre de l’Economie supervise l’Alliance pour l’Industrie du Futur, pilier pour la bascule numérique des entreprises. Les données, l’Internet des objets et la confiance numérique font partie des priorités.

Emmanuel Macron érige le projet Industrie du Futur, qui prend le relais des 34 Plans de la Nouvelle France Industrielle. Un programme plus large qui avait été esquissé par son prédécesseur Arnaud Montebourg à Bercy. Et qui est désormais condensé…

Cette nouvelle impulsion, symbolisée par une Alliance, a vocation à mobiliser le tissu industriel de l’Hexagone sur des thèmes comme la modernisation du secteur (comme la robotique) et l’adaptation des entreprises au virage numérique.

Objectif : accompagner les projets structurants sur les marchés où la France peut acquérir d’ici 3 à 5 ans un leadership européen, voire mondial.

Une ambition qui se résume en cinq points :”développer l’offre technologique” (fabrication additive, virtualisation de l’usine et objets connectés, réalité augmentée), “accompagner les entreprises” (diagnostics personnalisés de 15 000 PME – ETI, prêts et avantages fiscaux), “former les salariés” (montée en compétences), “promouvoir l’Industrie du Futur” (lancement de 15 projets vitrines, opérations événementielles sous une bannière fédératrice…), et “renforcer la coopération européenne et internationale” (appels à projets, instauration d’une stratégie de normalisation, défense des intérêts français dans des initiatives européennes…).

Pour aboutir à quels types de projets concrets d’ici fin 2016 ? Des “projets pilotes”, des cycles de formations et de diagnostics des PME et des ETI, création d’une Chaire sur l’Industrie du Futur et d’une plateforme Industrie 4.0 avec l’Allemagne…

L’Alliance pour l’Industrie du Futur joue un rôle central.

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On y retrouve des organisations de l’Industrie (Fédération des Industries Mécaniques, Union des Industries et Métiers de la Métallurgie…) qui font la jonction avec la sphère numérique (Syntec Numérique, AFDEL…) et des instituts de formation IT (Institut Mines-Télécom, Arts et Métiers ParisTech…).

Cette structure de type association Loi 1901 est co-présidée Frédéric Sanchez (Président du Directoire de Fives) et Bernard Charles (Directeur général de Dassault Systèmes).

Industrie du Futur : 3 focus sur les 9 marchés prioritaires

Au revoir les 34 plans, bonjour les 9 marchés prioritaires avec l’appui des Comités stratégiques de filières : nouvelles ressources, ville durable, mobilité écologique, transport de demain, médecine du futur, économie des données, objets intelligents, confiance numérique et alimentation intelligente.

Réalisons quelques focus intéressants à suivre : sur l’économie des données, 5 personnalités seront en première ligne : François Bourdoncle (FBCie), Thierry Breton (Atos), Paul Hermelin (Cagpgemini), Octave Klaba (OVH), Gérard Roucairol (Teratec).

Quels sont les objectifs fixés d’ici 2020 ? “Maîtriser les technologies critiques permettant d’exploiter les prochaines générations de supercalculateurs”, “adapter 20% des 600 éditeurs de logiciels à l’environnement SaaS” et “créer ou consolider près de 137 000 emplois grâce au big data”.

Autre volet qui sera scruté : les objets intelligents. Là aussi, un panel d’experts va intervenir : Bruno Bonnell (Robolution Capital), Eric Carreel (Withings), Yves Dubief (Union des industries textiles), Vincent Marcatté (Orange Labs) et Olivier Piou (Gemalto).

Objectifs assignés : “Développer les modes de paiement électronique (cartes ou téléphones mobiles)”, “établir une application de billetique sans contact nationale interopérable”, et “relocaliser en France le production des 20% des objets connectés par les industriels”.

Sur le chantier de la confiance numérique, on retrouve là aussi un top 5 : Eric Bantégnie (Esterel Technologies), Philippe Keryer (Alcatel-Lucent), Jean-Yves Le Gall (CNES), Laurent Malier (STMicroelectronics) et Guillaume Poupard (ANSSI).

Leur mission ? “Développer les capacités de production de puces nanoélectroniques”, “Stimuler le marché de la cyber-sécurité”, “développer la 5G et les satellites tout électriques”.

L’Alliance pour l’Industrie du Futur suivra également des plans connexes sur les drones civils, l’e-éducation et les énergies renouvelables.

(Crédit photo : Emmanuel Macron et Axelle Lemaire, Nouvelle France Industrielle, mars 2015)


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