La société commune IBM-SNCF pour « optimiser » la gestion informatique de la compagnie ferroviaire crée des tensions avec les syndicats et les informaticiens « maison ».
L’annonce de cette alliance IT remontait à début 2010. Mi-2011, on imagine qu’elle pourrait capoter.
Le « Projet Ulysse » était présenté comme un super contrat d’infogérance associant la SNCF et IBM à travers une co-entreprise (détenant respectivement 51% du capital et 49% du capital).
Il était censé générer 1,7 milliard d’euros de volumes d’affaires en six ans et dégager entre 17 et 20% d’économie par an.
Mais les 2200 « informaticiens cheminots » répartis dans différents services du groupe SNCF voient ce projet d’un mauvais oeil.
Du coup, le projet est bloqué au regard de la contestation. Syndicale en particulier.
Par exemple, Sud Rail craint des délocalisations d’activité voire des suppressions de postes dans les directions informatiques de la SNCF et des contrats perdus pour des sous-traitants IT régionaux.
La section syndicale n’a pas hésité à faire appel à la justice en février pour « suspendre le projet Ulyse pour défaut de consultation des instances représentatives du personnel et du comité central d’entreprise ».
De plus, les co-dirigeants du « Projet Ulysse » – Michel Baudy côté SNCF et Daniel Chaffraix côté IBM (que l’on retrouve chez Capgemini maintenant) – « ont été remplacés » courant 2010, indique un article des Echos.
Se dirige-t-on vers une rupture de contrat ou une remise à plat du dispositif Ulysse, s’interroge Silicon.fr ?
Guillaume Pepy, Président de la SNCF, a déclaré que la question sera abordée lors du prochain conseil d’administration du groupe ferroviaire prévu fin juillet.
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