Informaticiens au bord de la crise de nerfs

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Aux Etats-Unis, les informaticiens sont épuisés moralement. La situation devient critique, si bien que les entreprises commencent à réagir.

Les informaticiens des grandes entreprises américaines ont les nerfs à vif, révèle une étude du Meta Group réalisée auprès des responsables informatiques de 300 grandes entreprises, parmi les mille plus importantes du classement établi par le magazine Fortune. Pour 71 % des personnes interrogées, l’épuisement moral de leurs troupes est perçu comme un problème sérieux. Il résulte en partie des restrictions budgétaires qui frappent les départements informatiques et de ce qui en découle : une charge de travail accrue pour le personnel. De fait, aux Etats-Unis, le volume horaire moyen de travail des informaticiens est supérieur à celui des autres catégories de salariés. Si le Meta Group souligne ce problème, ce n’est pas dans le but de dénoncer une situation humainement injuste mais pour mettre en garde les entreprises sur ses conséquences pour elles, à savoir une baisse de la productivité des informaticiens, un accroissement du turnover et donc une dégradation de la fonction informatique. Les entreprises ont déjà commencé à réagir. Ainsi 55 % des responsables interrogés ont-ils mis en place des programmes de formation à l’intention de leurs informaticiens, et ce dans le but de leur remonter le moral ! Quelque 24 % ont renforcé les programmes de rétention qui misent peu sur l’argument financier puisque seulement 11 % ont augmenté les salaires et 8 % ont octroyé des primes. Bien qu’évoluant dans un cadre réglementaire plus protecteur, les informaticiens français sont ou se sentent également plus mal lotis que les autres cadres. C’est ce que montrent année après année des études comme celle réalisée par l’Apec, le Cadroscope.


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