Intel acquiert Lemoptix : (micro)projection dans l’Internet des objets

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Intel absorbe Lemoptix et sa technologie de microprojecteur laser exploitée notamment dans des dispositifs d’affichage tête haute.

Intel a bouclé l’opération Lemoptix.

Le leader mondial des semi-conducteurs a mis la main sur cette start-up issue de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et qui s’est fait connaître en développant une technologie de microprojecteur à laser.

En un peu plus de six ans d’activité, Lemoptix – dont le site Web ne présente plus que l’annonce du rapprochement avec Intel – s’est associé à des fabricants d’appareils mobiles, d’objets connectés et de systèmes embarqués pour y intégrer ses MEMS (systèmes microélectromécaniques).

La jeune pousse compte aujourd’hui plus d’une dizaine d’employés, dont les quatre cofondateurs Marco Boella (actuel CEO), Nicolas Abelé (directeur technique), Lucio Filocher et Faouzi Khechana. Elle a bénéficié, l’année passée, du soutien financier de l’opérateur Swisscom à travers sa branche capital-risque.

Outre les smartphones et les tablettes, Lemoptix vise l’informatique vestimentaire. Ses principaux partenariats à date portent sur des lampes frontales, des capteurs de profondeur de champ et des dispositifs d’affichage tête haute (HUD, pour “Head-Up Display”)… dont celui développé par Composyt Labs, autre entreprise née à l’EPFL et acquise par Intel au mois de janvier.

La multinationale américaine confirme là ses ambitions dans le domaine des objets connectés, après avoir absorbé le fabricant de smartwatchs Basis Science, mis ses billes dans la firme canadienne Recon Instruments et signé un accord de partenariat avec Luxottica, fabricant de montures haut de gamme.

Sur l’année 2014, la division “Internet of Things” d’Intel a dégagé un chiffre d’affaires de 2,1 milliards de dollars, soit moins de 4 % du CA global. Mais l’indicateur progresse (+ 19 % sur un an), au contraire du mobile, qui a causé 4,21 milliards de pertes en 2014.

Il faut dire qu’Intel multiplie les initiatives pour avancer ses pions dans l’Internet des objets. Témoin le lancement des cartes Galileo (compatible Arduino) et Edison (micro-ordinateur), mais aussi d’une plate-forme dédiée tournée vers la constitution d’un écosystème de partenaires.

Le groupe est par ailleurs impliqué dans la création de l’Open Internet Consortium (OIC), qui a vocation à définir des certifications et des standards communs pour les appareils connectés.

Crédit photo : Ken Wolter – Shutterstock.com


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