Intel prépare des puces pour magnétoscopes numériques

Mobilité

Intel poursuit son programme d’investissement sur le marché des appareils numériques de salon en développant des puces dédiées aux décodeurs.

Verra-t-on un jour le logo “Intel inside” sur son magnétoscope ? Selon CNet News, Intel s’apprête en effet à développer des processeurs en architecture x86 (IA-32 bits) pour équiper les magnétoscopes numériques et les set-top box (boîtiers décodeurs). “Nous développons des processeurs dédiés dérivés de notre architecture IA”, a déclaré Louis Burn, coresponsable de la division des plates-formes de bureau chez Intel, à l’occasion d’une conférence du CEATEC au Japon début octobre.

Ces processeurs dédiés seront moins puissants que ceux qui équipent actuellement la majorité des ordinateurs dans le monde – leur fréquence d’horloge et leur mémoire cache intégrée seront moindres. L’objectif est d’obtenir un produit peu gourmand en énergie et ne dégageant pas trop de chaleur afin de se passer d’un ventilateur bruyant. Ces révisions permettront également de réduire les coûts des puces afin d’être en mesure de séduire les acteurs de ces marchés de l’électronique de loisir.

Quel type de processeur ?

Mais Intel n’a pas dévoilé le type de processeur qui servira de base au développement des nouvelles puces. Les Celeron semblent cependant les plus appropriés : moins puissants que les Pentium 4 (fréquence d’horloge et taille du cache mémoire inférieures) mais suffisamment pour traiter les flux numériques, vidéo notamment, ils sont également moins onéreux. Et ils équiperaient déjà certains décodeurs de MSN aux Etats-Unis. Mais il n’est pas certain qu’Intel puisse optimiser la consommation électrique et la dissipation thermique. De ce point de vue, le Pentium M serait mieux placé. Version améliorée du Pentium III, ce processeur équipe désormais nombre d’ordinateurs mobiles, notamment ceux intégrant la plate-forme Centrino. Ils combinent donc faible consommation et puissance.

Intel reste cependant très discret sur sa stratégie d’investir le marché des appareils électroniques de loisir. Il est certain que, pour le fondeur, le marché des processeurs ne se limite pas aux ordinateurs. Intel équipe déjà des téléphones mobiles et assistants personnels avec ses puces XScale, dont l’architecture n’a pas été conçue par ses soins mais par la société britannique ARM. Intel développe également des processeurs dédiés aux réseaux dont le Rosedale qui apportera le Wimax dans les ordinateurs portables (voir édition du 8 septembre 2004). Paradoxalement, le fondeur a récemment annoncé l’arrêt du développement des puces destinées aux téléviseurs numériques (voir télégrammes du 22 octobre 2004). A défaut d’écran, Intel se contenterait donc, dans un premier temps, du marché des appareils – devenus quasiment indispensables aujourd’hui – de traitement et de stockage des images.


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