Intelligence artificielle : Twitter fait ses emplettes en Europe

Big dataData-stockageEntrepriseFusions-acquisitionsStart-up
twitter-magic-pony
1 15

Nouvelle acquisition pour Twitter dans l’intelligence artificielle : Magic Pony Technology, une start-up britannique spécialisée dans la vision par ordinateur.

DeepMind passé dans le giron de Google en 2014, VocalIQ absorbé par Apple l’année dernière, SwiftKey qui a rejoint Microsoft il y a quelques mois… Les start-up britanniques spécialistes de l’intelligence artificielle ont la cote dans la Silicon Valley.

La liste s’allonge avec Magic Pony Technology, que Twitter s’offre pour une somme non dévoilée.

Les experts en neurosciences, calcul haute performance et vision par ordinateur qui composent l’effectif de cette jeune pousse londonienne rejoindront l’équipe européenne de Twitter Cortex.

Ils accompagneront les travaux du réseau social* dans le domaine du machine learning (apprentissage automatique), avec un accent sur le secteur de prédilection de Magic Pony Technology : l’analyse de la vidéo.

En 18 mois d’exercice, la start-up a déposé une vingtaine de brevets sous la houlette de ses cofondateurs Robert David Bishop (CEO ; ancien de Broadcom, il fut le premier ingénieur embauché par la fondation Raspberry Pi) et Zehan Wang (CTO, passé notamment par Qualcomm et Deutsche Bank en tant que développeur).

Les deux associés seront placés sous la responsabilité d’un trio d’entrepreneurs français : Louis-Alexandre Etezad-Heydari, Clément Farabet et Kevin Quennesson.

Ce dernier était cofondateur et CTO d’Everpix. Le service de stockage de photos, qui avait la particularité d’exploiter l’intelligence artificielle pour classer les fichiers, avait, faute de financements suffisants, mis la clé sous la porte en novembre 2013, un peu plus de deux ans après sa création.

Anciens étudiants de Yann LeCun (actuel directeur du laboratoire d’intelligence artificielle de Facebook), Louis-Alexandre Etezad-Heydari et Clément Farabet s’étaient pour leur part installés à New York, où ils avaient fondé Madbits, à l’origine d’un technologie d’analyse et de recherche d’images basée sur le « deep learning », autour du concept de réseaux neuronaux artificiels.

Twitter avait jeté son dévolu sur cette start-up en juillet 2014, alors qu’elle préparait le lancement public de son produit. Un an plus tard intervenait une autre acquisition dans le domaine : celle de Whetlab et son logiciel destiné à optimiser les paramètres de structures statistiques sur fond de datamining.

Twitter donne quelques exemples de questions que la machine doit parvenir à se poser… et à résoudre : quel est le sujet de ce tweet ? Sur quel élément se concentre cette vidéo ? Cette tendance est-elle pertinente pour l’utilisateur ? Ce dernier est-il intéressé ?…

Crédit photo : agsandrew – Shutterstock.com


Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur