Internet des objets : il faudra compter sur Cisco

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Cisco a fait de “l’Internet of Everything” son cheval de bataille. L’équipementier réseau a beaucoup à gagner avec la multiplication attendue des passerelles et routeurs.

“L’Internet of Everything” est au coeur des propos de John Chambers.

Le patron de Cisco, qui s’est exprimé dans le cadre du CES de Las Vegas, a retenu un autre axe de développement prioritaire pour sa société en 2014 : la vidéo sur IP, au travers de l’offre Videoscape. Ces deux activités devraient constituer des voies royales pour l’équipementier américain, car elles supposent un trafic dense et complexe qu’il faudra acheminer et router.

Comme le note Silicon.fr, le point intéressant du discours de John Chambers réside dans l’interconnexion de tous les produits du quotidien. Un phénomène qui se traduira par l’expansion de l’Internet des objets… mais aussi par l’apparition d’autres formes de réseau connectés au Net. Il est notamment question de nouveaux protocoles de communication sans fil permettant de propager l’information de pair à pair, jusqu’à temps qu’une passerelle se trouve à distance suffisante pour atteindre le Net.

Un tel scénario suppose toutefois l’arrivée de passerelles de nouvelle génération, capables de créer un lien entre toutes ces technologies. Cisco a déjà réalisé des avancées en la matière. A l’été 2013, John Chambers annonçait débloquer une enveloppe de 250 millions de dollars pour concevoir un circuit intégré (ASIC) destiné spécifiquement au routage des communications entre les milliards d’appareils qui composent l’IoE.

L’investissement se base sur un postulat : la donnée est ubiquité. Elle n’est donc pas différenciée, impliquant une approche globale de combinaison des personnes, des processus ainsi que des objets… et, en d’autres d’autres, le nécessité de passer par Cisco pour connecter tout le monde. Ce positionnement stratégique intervient à l’heure où la réflexion de l’équipementier touche de plus en plus sensiblement au SDN (Software-defined Networking). La gestion de milliards d’objets connectés devient ainsi concevable, par automatisation du pilotage à travers une couche d’abstraction, en virtualisant une partie de l’infrastructure.

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