Internet des objets : un consortium se forme aux Etats-Unis

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La Maison Blanche salue l’initiative d’AT&T, Cisco, General Electric, IBM et Intel, qui vont collaborer au développement de standards pour l’Internet des objets.

AT&T, Cisco, General Electric, IBM et Intel amorcent une réflexion concertée autour de l’Internet des objets.

Avec l’objectif d’élaborer des standards dédiés, le cinq grands industriels se rassemblent en un consortium soutenu par la Maison Blanche et diverses instances fédérales américaines. Pour Willam Ruh, vice-président du centre mondial dédié aux logiciels chez General Electric, il s’agit d’une initiative sans précédent, mais nécessaire : “C’est ainsi que nous ferons travailler ensemble, les machines, les personnes et les données“.

De cette collaboration devraient naître des normes permettant d’établir, via des applications pratiques dans des sites industriels mondiaux de premier ordre, une relation triangulaire entre capteurs, objets et systèmes informatiques traditionnels. Le premier volet est logiciel. Il consiste à assurer la communication des machines entre elles à partir de protocoles communs. Concernant le matériel, il s’agira notamment d’établir des niveaux d’alimentation électrique pour les objets connectés.

Comme le note Silicon.fr, cette quête d’interopérabilité vise surtout à accélérer la mise sur le marché de telles offres. En compagnie d’Intel, Cisco s’est engagé de longue date sur cette voie, notamment pour adapter l’infrastructure réseau à travers le SDN (“Software-Defined Networking”), qui permettra d’automatiser le pilotage à travers une couche d’abstraction. L’équipementier a également débloqué, à l’été 2013, une enveloppe de 250 millions de dollars pour concevoir un circuit intégré (ASIC) destiné spécifiquement au routage des communications entre les milliards d’appareils qui constituent l’Internet des objets.

Évalué à 3 milliards de dollars en 2014 (source Deloitte), le marché est entré, selon Forrester, dans une phase de “développement 2.0“. Au-delà de l’offre hardware, le véritable potentiel réside dans l’écosystème d’applications et services. Les jonctions établies avec des domaines comme la biométrie laissent entrevoir de nouveaux modèles économiques et des usages concrets, par exemple en matière d’authentification. Exemple chez les commerçants, qui pourraient proposer des offres personnalisées à leurs clients en les identifiant grâce à des données aussi complexes que le rythme cardiaque, spécifique à chaque individu. On peut alors imaginer des passerelles avec le paiement électronique.

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Crédit photo : Alexei Tacu – Shutterstock.com


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