Internet du futur : la réserve en adresses IPv4 arrive à un niveau critique

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L’adresse IPv4 devient une ressource rare, selon la Number Ressource Organisation (NRO). Les gouvernements et les FAI doivent accélérer la transition vers IPv6.

“Il est temps d’adopter IPv6 !” : c’est un peu le message envoyé au monde par la Number Resource Organisation (NRO).

Selon l’organisme qui fédère les cinq registres en charge de l’allocation des ressources (c’est à dire les plages d’IP), l’Asia Pacific Network Information Centre (APNIC, superviseur des ressources pour la zone Asie) a attribué près de 27 millions d’adresses IPv4 dans le courant du premier trimestre 2010.

C’est plus que n’importe quel autre registre dans le monde. Ce qui explique en partie cette croissance, c’est la demande du marché chinois, un des principaux pays qui attribue des adresses IPv4.

Les fournisseurs d’accès Internet (FAI) sont confrontés à une demande exponentielle et doivent être en mesure d’allouer des adresses à un très grand nombre de nouveaux utilisateurs.

On peut se réjouir de ce dynamisme en matière de développement Internet multi-plates-formes : PC, smartphones, tablettes…

Mais la réserve en adresses IPv4 s’épuise : selon la NRO, il ne reste plus que 7,8% d’adresses IP sous cette forme en stock.

Cela résonne comme un signal d’alarme.  Alors que l’attribution d’adresses IPv6 (du nom du protocole Internet du futur qui remplacera progressivement l’IPv4) reste faible.

Ainsi, 186 adresses IPv6 ont été allouées par l’APNIC au premier trimestre 2010.

Du côté des allocations IPv6 du RIPE (registre Internet régional pour la région Europe – Moyen orient Afrique), ce n’est guère mieux : 168.

D’ailleurs, l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) soutient que la transition IPv4 vers IPv6 devient urgente pour éviter une paralysie géante du World Wide Web.

Un scénario catastrophe redouté qui poussera sans doute les FAI à migrer progressivement vers le nouveau protocole.

La NRO assure qu’elle fournit des efforts pour sensibiliser les gouvernements et les opérateurs à ce changement inéluctable.