Interopérabilité : Microsoft tente de jouer la transparence

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A l’initiative de Microsoft, une série d’éditeurs (Novell, Red Hat, VMware…) et des membres de la communauté open source (Drupal, OpenOffice.org) ont débattu de l’interopérabilité. Un sujet qui reste délicat.

L’exercice aurait pu être lisse mais le débat a réservé quelques surprises en termes de confrontations d’idées.

Jeudi soir, Microsoft organisait dans son nouveau Campus d’Issy-Les-Moulineaux une table ronde sur le thème “Interopérabilité : réalité client ou approche marketing” à l’occasion de l’inauguration de son Interop Lab.

On pouvait imaginer que le ton serait convenu pour éviter la polémique mais le panel d’invités était suffisamment hétérogène pour sortir un peu des sentiers battus.

Au total, neuf représentants d’éditeurs, de clubs IT ou de communautés open source, parfois partenaires de Microsoft souvent concurrents (parfois les deux en même temps au nom de “coopétition”), ont accepté de participer à ce débat. Et les invités n’ont pas toujours caressé Microsoft et son éco-système dans le sens du poil.

Honneur à l’hôte : Alfonso Castro, Directeur de la stratégie Interopérabilité chez Microsoft, rappelle les “piliers” de la politique d’ouverture de Microsoft : solutions interopérables, participation à 150 comités de normalisation/standardisation (OSI, W3C, IEEE, Oasis…), collaboration avec des éditeurs comme Novell qui a pris un tournant open source, contribution au noyau Linux…

(Source photo : Microsoft France) La présence dans le panel d’un représentant de Soyatec illustrait les passerelles possibles entre les mondes (solutions propriétaires – solutions libres) : cette société française a élaboré un outil open source (sous environnement Eclipse) pour développer des applications Silverlight 2 (le monde des applications riches Internet de Microsoft, généralement plus enclin à pousser plutôt sa plate-forme de développement .NET).

“Nous n’avons pas été pris au pied du mur en termes d’interopérabilité”, soutient Alfonso Castro. Un hommage est rendu à Jean Paoli (créateur d’Open XML et directeur des technologies XML chez Microsoft) qui poussé les vertus de l’interopérabilité et qui a servi de “démineur” auprès du top management du groupe dès le milieu des années 90.

“Il existe encore des idées pré-conçues entre ce que Microsoft a été et ce que Microsoft veut devenir”, introduit Thomas Serval, Directeur de la division Plate-forme et Ecosystèmes.

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