iPhone 4S : pas de pitié pour le trafic data sur les réseaux mobiles

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Selon Arieso, un client iPhone 4S consomme deux fois plus de données qu’un utilisateur iPhone 4. Entre l’essor des smartphones et du haut débit mobile, les opérateurs mobiles doivent trouver des solutions pour optimiser le trafic data.

Les utilisateurs de l’iPhone 4S consomment deux fois plus de données que ceux qui exploitent son prédécesseur (iPhone 4).

En descendant dans la gamme des smartphones Apple, le ratio est encore plus inquiétant : entre l’iPhone 4S et l’iPhone 3G, la consommation de données a été multipliée par 3.

Voici quelques grands enseignements d’une étude d’Arieso, du nom d’un fournisseur britannique de solutions d’optimisation pour les réseaux mobiles. Un brin intéressé par la problématique sans doute.

Sur le front des tablettes, l’iPad – toujours un produit Apple – suivrait la même tendance, selon Les Echos. Le trafic de données est nettement plus élevé qu’avec un iPhone 3G (multiplication de 2,5).

Les ratios varient vraiment en fonction des comparaisons par modèles de smartphones et par produits (smartphone vs tablette).

De la généralisation concomitante des smartphones et du haut débit mobile découle un usage généralisé des services connectés.

Illustration avec Siri, le compagnon vocal d’Apple qui se connecte à des serveur distants. L’un des “aspects pervers” relève d’une activité logicielle en coulisse, sans que le mobinaute lambda ne parvienne à en déterminer l’origine.

Ces services résidents, qui sont liés pour la plupart au cloud, ont notamment un impact significatif sur l’autonomie de la batterie.

Mais l’émergence des forfaits data “illimités” a tendance à faire oublier leur appétence vis-à-vis des réseaux mobiles.

Il semble néanmoins qu’un tel tournant ait tout d’une logique implacable : le téléphone conventionnel revêt désormais une infinité d’usages multimédia qui impliquent une surconsommation de données.

Les opérateurs télécoms sont les premiers à reconnaître l’ampleur inopinée d’un phénomène qui entraîne la saturation de leurs infrastructures mobiles, tant les requêtes ponctuelles (navigation Internet) et les connexions permanentes (cloud) s’amoncellent.

Les cartes ainsi redistribuées, tout particulièrement dans les zones urbaines, l’enjeu consiste désormais à localiser les gros consommateurs pour mieux réguler un trafic congestionné.

Comme le suggère Reuters, cette boulimie de data mobile concernera autant les Etats-Unis que l’Europe. Elle s’aggravera avec l’émergence des réseaux 4G à moyen terme.


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