iPhone : une bonne surprise pour les revenus publicitaires

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L’iPhone est perçu comme une poule aux oeufs d’or pour les opérateurs mobiles et de nombreux développeurs d’applications premium. Pourra-t-il aussi améliorer les revenus des éditeurs d’outils gratuits financés par la publicité ?

Jason Ting est le développeur de l’application LED Light pour iPhone.

Début juillet, il a déclaré que la nouvelle plate-forme publicitaire d’Apple (iAd) lui aurait permis de gagner plus de 1372 dollars en une journée.

Rapportés aux impressions, ces revenus représentent un CPM (coût pour 1000 impressions) effectif de plus de 147 dollars.

Un chiffre largement supérieur aux 10 euros de CPM annoncés sur iAd et qui s’explique en raison du grand nombre de clics observés sur l’application.

Avec un taux de clics de 11%, les 9300 impressions quotidiennes ont en effet généré près de 1100 clics, eux-mêmes facturés près de 2 dollars par Apple aux annonceurs.

Le modèle du clic (CPC) est en mesure de générer plus de revenus que celui de l’impression (CPM) quand les taux de clic sont bons.

En plus, ce montant de 147 euros de CPM effectif (ou eCPM) est à mettre en perspective avec les eCPM observés sur le Web.

Selon une récente étude comScore, le CPM moyen sur le Web américain plafonne en effet à 2,48 dollars, près de soixante fois moins de revenus par page que l’application de Jason !

Même si les taux de clics pourraient progressivement baisser, cet eCPM devrait en tout cas largement rester au-dessus du eCPM moyen, observé sur le Web.

Une excellente nouvelle pour les médias qui se lancent sur les mobiles et qui s’interrogent sur le modèle économique à adopter sur ces nouveaux écrans.


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