IQSpot lève 300 000 euros : de l’énergie positive dans les Smart Grids

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Première levée de fonds (300 000 euros) pour la start-up bordelaise IQSpot, qui développe des solutions de gestion de l’efficacité énergétique dans l’immobilier tertiaire.

mis à jour le 21 octobre 2015, à 18 h 25

Envisager des partenariats avec des sociétés d’audit énergétique, rechercher des financements publics afin de soutenir son développement R&D et commercial, porter son effectif à une douzaine de collaborateurs pour fin 2016 et atteindre les 2 millions d’euros de chiffre d’affaires l’année suivante : tels sont les principaux objectifs d’IQSpot après sa première levée de fonds.

La start-up initialement basée à Talence (Gironde) et installée à Bègles depuis la mi-septembre est soutenue à hauteur de 300 000 euros par IT-Translation*.

Ce fonds, qui finance des projets issus de la recherche publique ou privée et basés sur des technologies du numérique, se présente comme un « ultra-amorceur » : il accompagne les chercheurs-entrepreneurs dès la sortie du laboratoire, avant même l’établissement du business plan, grâce à des ressources financières et humaines.

Une trentaine de start-up actives dans le big data, la sécurité, le collaboratif ou encore l’Internet des objets figurent dans le portefeuille de cette structure montée en 2011 par CDC Entreprises (Bpifrance) et l’Inria (Institut national de recherche en informatique et en automatique).

Le lien est tout trouvé avec IQSpot, dont le président-fondateur Julien Bruneau a réalisé sa thèse chez Inria Bordeaux – Sud-Ouest, au sein de l’équipe-projet Phoenix, en collaboration avec Thales Systèmes Aéroportés.

Son associé Quentin Enard, qui occupe aujourd’hui la fonction de CTO, a suivi le même chemin, contribuant également au développement de DiaSuiteBox, un logiciel destiné à la conception d’applications coordonnant des objets connectés.

Le projet de création d’entreprise s’est véritablement concrétisé en 2013 après une distinction dans la catégorie « En émergence » du concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes organisé par Bpifrance.

D’incubateurs en accélérateurs

La dotation allouée à cette occasion a permis de financer une étude de marché et de faisabilité technique, tout en agrandissant les équipes avec notamment l’arrivée de Quentin Enard.

IQSpot a ensuite rejoint, en fin d’année, l’Incubateur régional d’Aquitaine, après avoir participé à la première saison de l’accélérateur de start-up Camping Toulouse.

La jeune pousse est actuellement hébergée chez Bordeaux Technowest, une association qui regroupe les investisseurs et les créateurs d’entreprise du secteur ouest de Bordeaux. Constituée juridiquement en janvier 2015 sous la forme d’une SAS au capital de 7060 euros, elle commercialise aujourd’hui une solution logicielle (plate-forme cloud, kit de développement, place de marché d’applications) permettant des gains d’efficacité énergétique dans l’immobilier tertiaire.

Au-delà du suivi et de l’analyse des consommations énergétiques des bâtiments de bureaux, IQSpot fait le pari de « sensibiliser les occupants » pour leur faire modifier progressivement leur comportement.

Tandis que les employés bénéficient de conseils via une application mobile, les réseaux sociaux ou encore un intranet, voire des écrans disposés dans le bâtiment, le gestionnaire peut consulter, en temps réel sur un tableau de bord Web, les données agrégées depuis tous types de capteurs.

Poste Immo – filiale du groupe La Poste – vient d’adopter cette offre proposée sur le modèle de l’abonnement mensuel avec la location des capteurs et un accès au logiciel. L’EPA Bordeaux Euratlantique, le centre technologique Nobatek et l’Inria Bordeaux sont également dans la boucle en tant que partenaires.

Le planning de la levée de fonds a été respecté « sans qu’il n’y [sic] ait de retard », nous confie-t-on : validation du projet en juillet devant le comité d’investissement et finalisation ce 21 octobre. Il n’y a pas de lien direct avec la COP21, mais « les fondateurs seraient ravis si le projet retient l’attention dans ce cadre ».

* IT-Translation entretient des liens capitalistiques avec l’Inria, qui lui apporte un tiers de ses fonds.

Crédit photo : cluckva – Shutterstock.com


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