Iridium, c’est bien fini

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Le projet était beau et ambitieux. Les 66 satellites d’Iridium permettait de téléphoner de n’importe où sur le globe. Mais les coûts élevés des communications ont réduit le nombre de ses clients. Tous les satellites vont être détruits. Un gâchis de 7 milliards de dollars…

A partir d’aujourd’hui 24 août, la constellation de 66 satellites du réseau Iridium a cessé d’émettre. Dans un communiqué publié sur son site, Motorola indique que seuls les appels entre deux terminaux Iridium restent possibles, mais prévient que le service peut s’arrêter à tout moment. Très déficitaire, le réseau était officiellement en faillite depuis mars dernier (voir édition du 20 mars 2000). Et les quelques projets de rachat ne se sont finalement pas concrétisés. Le dernier en date, par le groupe financier Castle Harlan (voir édition du 6 juin 2000), a finalement été abandonné dans le courant du mois de juillet.

Conséquence spectaculaire de cet abandon, les 66 satellites vont tous être détruits. Le processus devrait durer 8 à 9 mois et coûter environ 50 millions de dollars. Un temps qui peut sembler long mais qui est nécessaire pour faire entrer un à un les satellites dans l’atmosphère pour qu’il s’y auto-détruisent. Rien que pour l’entretien du réseau, Motorola devait débourser “plusieurs millions de dollars par mois” a indiqué un porte-parole de Motorola.

L’ambition était de donner la possibilité de passer un coup de fil de n’importe quel endroit de la planète, même au milieu du désert, de que les téléphones mobiles GSM, par exemple, sont loin de pouvoir offrir. Ce projet pharaonique aura coûter plus de 7 milliards de dollars. Sur le même modèle, mais avec un réseau de satellites beaucoup plus dense, le projet Teledesic, soutenu par Craig McCaw et Bill Gates (à titre personnel), vise lui les communications haut débit. Mais, pour l’heure, aucun satellite n’a encore été lancé.


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