iTunes Music Store : des débuts prometteurs

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Un jour après son lancement, l’iTunes Music Store a démontré qu’il supportait la montée en charge de la clientèle européenne.

L’échoppe musicale virtuelle d’Apple (voir édition du 16 juin 2004) a su résister aux assauts de ses fans européens après son lancement mardi 15 juin 2004. Malgré quelques ralentissements, l’architecture a tenu la montée en charge sans faillir. C’est une solution Apple complète qui fait fonctionner le service : Xserve, Xserve RAID et WebObjects en sont les outils clés. Apple prévoit d’étudier la réaction de ses utilisateurs afin de mieux répartir les serveurs géographiquement en fonction des pics de demande des trois pays européens concernés. Dans les autres pays de l’Union, la grogne ne s’est pas fait attendre : sur les forums, des utilisateurs potentiels de l’iTunes Music Store se déclarent déçus de devoir attendre jusqu’en octobre prochain. Mais il faut reconnaître que les 58 % d’Européens privés pour l’instant d’iTMS ne représentent qu’un tiers des vente de musique sur le continent.

Côté fiscalité, la firme n’a pas voulu dévoiler le lieu d’implantation géographique de son service en Europe. Impossible de savoir, comme cela fut évoqué sur le Web, si c’est Luxembourg qui a été choisi pour son avantageuse TVA de 15 % sur les ventes en ligne. Toujours est-il que le service concurrent OD2, qui dispose d’un catalogue de 350 000 titres, propose ses morceaux depuis le 14 juin au même tarif que l’iTunes Music Store britannique : environ 1 euro le morceau téléchargé, avec un service d’écoute en streaming à 1 centime (voir édition du 14 juin 2004). Les chansons disponibles sur les iTunes Music Store varient d’un pays à l’autre. Leur nombre devrait augmenter d’ici au 22 juin, pour atteindre les 700 000 titres annoncés par Apple, dont environ la moitié composée de titres nationaux – la firme nous a confirmé que le catalogue français serait composé de près de 350 000 titres francophones. Quelques labels indépendants y figurent selon Steve Jobs, bien que ces maisons de disques aient été approchées dans les dernières semaines avant le lancement. Une partie du catalogue américain a été répliquée sur les sites européens, aux termes d’accords avec les majors. Ce processus complexe de négociation doit se poursuivre dans les mois à venir aussi bien avec les gros éditeurs qu’avec les plus petits.


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