Itw Florent Hernandez : « SociallyMap soulage le community manager »

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Fondateur de SociallyMap, Florent Hernandez revient sur la valeur ajoutée de cet outil, automatisant la diffusion de contenu sur les réseaux sociaux, et simplifiant le quotidien des community managers

ITespresso.fr – Quelle est l’ambition de Sociallymap ? Automatiser le community management ? 

Florent Hernandez – La réponse est clairement non. Sociallymap est un avion de chasse, et non un drone. Il est nécessaire (et heureusement) d’avoir un pilote à bord. Et cela est globalement valable pour tous les outils d’automation marketing. Il permet toutefois de soulager de manière importante le community manager dans ses tâches quotidiennes.

Lors de la mise en place et la gestion au jour le jour de stratégies social média, et de manière plus générale de stratégies digitales globales, toutes les tâches n’ont pas la même valeur ajoutée. Nous distinguons par exemple des tâches à forte valeur ajoutée, telles que la création de contenu, le monitoring, ou la gestion des conversations avec les internautes. En revanche, d’autre tâches telles que la diffusion du contenu ne présentent que peu de valeur ajoutée. Ce sont ces dernières que Sociallymap se propose d’automatiser.

La diffusion du contenu est certes une tâche à plus faible valeur ajoutée, mais elle n’en reste pas moins essentielle et stratégique. C’est la raison pour laquelle nous avons opté pour un niveau de qualité extrêmement poussé lors du développement de l’outil Sociallymap.

Nous sommes aujourd’hui capable par exemple de publier un contenu sur le bon réseau social, dans le bon timing, avec les bons #hashtag ou bonnes phrases d’accroches, avec les bons visuels, en fonction du sujet du contenu, et tout cela de manière automatisée. Nous sommes également capable en fonction du sujet, de le republier d’une manière différente, une ou plusieurs fois, dans les jours suivants sa parution.

Exemple 1 : Curation de contenu

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Exemple 2 : Publications personnalisées en fonction du jour de la semaine

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Exemple 3 :  Programme ambassadeurs

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Exemple 4 : Mapping de veille s’appuyant sur avec une plateforme externe

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En réalité, la flexibilité de l’outil est telle qu’il est possible de créer des millions de schémas d’automatisation différents, tous plus qualitatifs les uns que les autres.

Donc finalement, pour répondre à la question initiale, non, Sociallymap n’a pas l’ambition d’automatiser le community management, surtout pas ! Sociallymap est un assistant pour le community manager. L’outil devient le chef d’orchestre de la stratégie social media, permettant au community manager de se dégager du temps, pour se concentrer sur les tâches pour lesquelles il a une réelle valeur ajoutée.

 

ITespresso.fr – Peut-on quantifier le gain de temps ou en trafic des clients ayant opté pour votre solution ? 

Florent Hernandez – Evidemment il est toujours possible de comparer des résultats Avant/Après, que ce soit en terme de trafic, d’abonnés sur les réseaux, ou encore de conversions finales. Toutefois, il faut être très prudent avec cela. Le déploiement de Sociallymap s’inscrit généralement dans une stratégie de présence sur les réseaux plus globale. L’automatisation n’est que le chef d’orchestre de la stratégie, actionnant des leviers autres. Lors de l’analyse des résultats d’une campagne, il faudra donc prendre en considération l’ensemble des leviers mis en place, coordonnés ou non par une solution d’automation.

Concernant nos clients actuels, il est certain que cela leur a apporté. Il n’est pas rare que l’on ait des retours à ce niveau, n’en témoigne le dernier en date, de la part du magazine But! que nous accompagnons depuis maintenant quelques temps, et qui semble très satisfait de sa stratégie.

Le gain est réel et très concret pour nos clients. Toutefois, il faut faire attention à ne pas prendre l’automation marketing pour un tour de magie. Il est assez facile de lancer ce type d’outil, puis de le regarder tourner en espérant voir grimper le trafic. Hélas, cela ne fonctionne pas comme ça, on ne trompe pas les internautes. Une stratégie éditoriale claire et qualitative doit également co-exister. Sociallymap est justement présent pour vous libérer du temps à cet effet, comme expliqué dans ma réponse à la question précédente.

 

ITespresso.fr – A terme, pensez-vous que la « newsfeed optimisation » aura autant d’importance que le SEO ? 

Florent Hernandez – Un des enjeux d’une présence sur les réseaux sociaux est d’être vu. Accroitre la visibilité de sa marque, de ses produits ou services est souvent la motivation principale lors du déploiement d’une stratégie social media. Malheureusement, tous les réseaux fonctionnent de manière différente, et la stratégie de publication doit donc être adaptée. Quand le Edgerank régit le newsfeed de Facebook, Twitter affiche l’intégralité des contenus de manière chronologique. Il est évident donc qu’un annonceur ne peut adopter la même stratégie de publication sur l’un et l’autre. Cela reste vrai pour tous les autres réseaux.

Nous avons chez Sociallymap développé plusieurs techniques pour adapter sa stratégie de diffusion à chaque réseau social. Nos clients peuvent donc optimiser leur visibilité dans les différents newsfeed, en respectant les codes et bonnes pratiques de chaque réseau.

Nous pouvons par exemple faire en sorte de publier le contenu sur Facebook plutôt sous un format photo, pour maximiser l’engagement des fans. Nous pouvons également mettre en place une récurrence dans les publications, pour Twitter, afin de maximiser la visibilité d’un contenu et lui donner plusieurs « vies ».

Si on prend un peu de recul sur la question, elle est en réalité assez claire : il s’agit de savoir qui est le plus fort ? L’hippopotame ou l’éléphant (Google ou Facebook). Ou en tout cas de savoir lequel de ces leviers est le plus important pour sa stratégie web : les réseaux sociaux ou le search. Je ne pense pas que cela soit comparable et qu’on puisse dire lesquel des deux leviers est le plus important, pour la simple raison qu’ils n’adressent pas les mêmes personnes, et dans des contextes différents. Google permet de capter un internaute au moment même où il exprime un besoin. C’est un trafic très intéressant si on exclut les brand queries (requêtes sur le nom de la marque ou du produit). Ce sont des visiteurs que vous ne connaissez pas encore, et qui ont besoin de vous. Je ne vais pas m’étaler sur l’intérêt que représente ce trafic sur votre site.

A l’inverse, les réseaux sociaux jouent un tout autre rôle. Ils sont capables de fidéliser votre trafic. Vous « stocker » vos internautes sur une page ou un profil, et êtes donc capable de leur adresser des messages régulièrement.

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Les réseaux sociaux sont également le levier qui permettra aux marques de se rapprocher de leurs clients ou prospects. La discussion y est possible. On parlera ici de community management, d’intelligence collective, ou encore de travail collaboratif.

Pour conclure sur cette question, il faut simplement garder en tête que Google intègre dans son algorithme des éléments en provenance des réseaux sociaux.

Le newsfeed optimisation n’est donc pour moi ni plus important ni moins important que le SEO. Les deux leviers doivent être menés en parallèle, puisque apportant des résultats différents. Evidemment l’un peu servir l’autre et inversement. C’est toute la complexité et les enjeux de l’élaboration de stratégies digitales performantes : faire fonctionner les différents leviers entre eux pour maximiser les effets.


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