J’ai essayé MacOS X version finale !

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Avec l’arrivée de MacOS X, notre journaliste s’est décidé à changer son Mac, pour passer d’un G3 à un G4 nouvelle génération. Tout heureux de la chose, il voulait installer la bêta publique de MacOS X : impossible, version incompatible ! Mais après quelques dures semaines d’attente, sa patience a été récompensée : son nouveau G4 accueille la version finale du tant attendu nouveau système d’Apple. Il nous fait vivre pas à pas sa découverte de l’X?

function openWindow1(url, name, w, h) { popupwin=window.open(url,name, ‘resizable,scrollbars=1,menubar=0,width=700,height=600,left=50,top=50’);}Enfin. Je vais pouvoir installer MacOS X sur mon Mac flambant neuf. Il s’agit de la version numérotée 4K78, officiellement annoncée par Apple comme étant celle distribuée à partir du samedi 24 mars chez les revendeurs Mac du monde entier. Fébrilement, j’insère le CD-Rom dans le lecteur. La procédure d’installation est aussi simple que pour MacOS 9. Différence essentielle, la place nécessaire sur le disque dur, environ 500 Mo. J’ai eu le bon réflexe de créer au préalable deux partitions sur mon volume, une pour MacOS 9.1 et une autre pour MacOS X, il faut bien séparer les deux systèmes.Immédiatement, on est plongé dans l’univers Aqua, l’installeur reprenant la nouvelle ambiance bleutée. Une trentaine de minutes et quelques milliers de fichiers copiés plus tard, l’assistant de configuration s’affiche sur l’écran. En quelques clics de souris, j’ai créé mon compte utilisateur, les paramètres Internet et les réglages date et heure. Me voilà enfin sur MacOS X ! Je ne me sens pas trop dépaysé en découvrant pour la première fois le nouveau bureau. A droite, je retrouve les superbes icônes des volumes montés, en bas le Dock où s’affiche quelques applications et la traditionnelle barre des menus en haut avec son menu Pomme. Je double-clique, réflexe de tout utilisateur Mac, sur l’icône du volume de démarrage. Plusieurs surprises, je trouve trois boutons en haut à gauche, un autre en haut à droite, une barre d’outils sous le titre de la fenêtre et plusieurs dossiers. Curieux, je teste tous les boutons. Je commence par le bouton rectangulaire en haut à droite. Il sert à afficher et à masquer la barre d’outils. Le bouton vert sert à agrandir et à réduire la fenêtre, le jaune range la fenêtre dans le Dock. Quand je place le curseur sur l’icône de la fenêtre “iconisée”, son nom s’affiche au-dessus et un clic suffit à la réafficher. Enfin, le bouton rouge ferme la fenêtre. Ouf, je n’ai pas besoin de changer toutes mes habitudes : un “contrôle-clic” sur le bouton de fermeture fait disparaître toutes les fenêtres à la fois.Une barre d’outils facilement paramétrableLa barre d’outils m’intrigue. Je l’explore. On y choisit les différents modes d’affichage des fenêtres (icône, liste, colonne), et différentes icônes donnent des accès directs aux volumes montés, à son dossier utilisateur, aux favoris et aux applications. Par curiosité, je regarde le menu Présentation. Je peux afficher la barre d’état fournissant le nombre d’éléments et l’espace disponible. Je peux aussi configurer la barre d’outils. Je rajoute l’icône de création d’un nouveau dossier, le menu local Accès, m’indiquant le chemin d’accès d’un dossier, et je n’affiche que les icônes, sans leurs noms. Sympa. En revanche, il faudra que je m’habitue au fait que lorsque je double-clique sur un dossier, le Finder ne m’affiche pas son contenu dans une nouvelle fenêtre, mais dans la même. Heureusement, il y a un bouton précédent sous forme de flèche, pour revenir en arrière, comme dans un butineur Internet (et comme sous Windows au passage). En revanche, il est possible d’afficher plusieurs fois le même dossier ou volume, tâche impossible sous MacOS 9.A l’usage, je trouve le Dock plutôt pratique. On peut avoir accès à ses préférences directement dans le Menu Pomme. Le trouvant un peu encombrant, je décide d’activer la fonction “Masquer automatiquement”. Pour le réafficher, je glisse simplement le curseur de la souris vers le bas de l’écran et le Dock surgit. L’effet d’agrandissement des icônes, quand je passe la souris dessus, est un jeu amusant au début, mais devient rapidement lassant. Je désactive cette option. Pour personnaliser encore plus, je règle la taille du Dock et je réorganise les icônes par glisser-déposer. J’en profite pour y ajouter quelques dossiers et applications. Agréable surprise, il y a même un menu contextuel sur les icônes du Dock. Touche contrôle ? clic souris, un petit menu s’affiche au-dessus de l’icône. Il permet de mettre en avant-plan l’application, de la quitter et surtout, il fournit la liste de tous documents ouverts. Pratique.Voyons maintenant comment personnaliser tout ça. Finis les tableaux de bords, vive les Préférences Système. Je dois me contenter d’une fenêtre unique de préférences rassemblant toutes les éléments de MacOS X : cela va du moniteur à l’environnement classique, en passant par le son, la souris, etc. Apple a réellement essayé de simplifier la configuration système. Je me précipite sur l’icône Économiseur d’écran, fonction introuvable en standard sur MacOS 9. Je teste un par un les économiseurs proposés, le Cosmos, la plage, la nature… Même les fonctions les plus anodines font découvrir la “nouvelle vie” du Mac.Un très grand nombre d’utilitaires livrés en standardAutre domaine où Apple a fait fort, les utilitaires en pagaille fournis en standard avec le nouveau système. Un carnet d’adresses, une calculatrice pas très novatrice, un jeu d’échecs me rappelant avec nostalgie l’antique Sargon II, une horloge multifonction, une application pour capturer et récupérer des images à partir d’un appareil photographique numérique, Image Capture, Internet Connect pour se connecter en mode PPP avec un modem, le logiciel de messagerie, l’application Preview (une sorte de supervisionneuse pour toute sorte de documents, PDF, Tiff, etc.), le lecteur QuickTime 5, Sherlock, les fameux Post-It, les Préférences Système et enfin TextEdit, un mini traitement de texte. Je découvre aussi un dossier pour Internet Explorer 5.1, pour AppleScript (hé oui, on peut scripter les applications MacOS X), un dossier Dock Extra (un test rapide me montre qu’il s’agit de la nouvelle version intégrée au Dock des modules de réglages, très pratiques, même si Apple n’en livre que trois : batterie, moniteur et AirPort), et un dossier utilitaires. Je l’ouvre, c’est ici, que l’on découvre tous les utilitaires uniquement “système”. On est bien mieux loti que sous MacOS 9. Pour ne citer que les plus importants, on y trouve : un moniteur pour la charge processeur, DiskCopy, DiskUtilty, résultant de la fusion de SOS Disque et Outil Disque Dur, le Print Center, l’assistant Setup, Stuffit Expander, Grab, un utilitaire de capture d’écran, le gestionnaire KeyChain, le calibreur de couleurs ColorSync, un gestionnaire des tâches enfin utilisable, et même pour les amateurs d’Unix, un terminal Unix. On ne peut pas dire qu’Apple ait été radin ! Gros bémol à ce tableau, je ne peux pas graver de CD-Rom directement sous MacOS X, et iTunes n’est pas livré, Apple n’ayant pas pu les finaliser à temps. Dommage. Heureusement, je peux utiliser la version actuelle d’iTunes dans l’environnement Classic. Pour graver, je dois démarrer directement sous MacOS 9.1. Apple a tout de même officiellement annoncé qu’Itunes et iMovie pour MacOS X seraient disponibles en téléchargement dès le 24 mars. Quant à Disc Burner, pour graver des CD, c’est pour courant avril. En fait, les Mac vendus à partir de cet été avec MacOS X préinstallé n’auront plus ce genre de désagrément. Tout sera dans la boîte… Maintenant que j’ai fait le tour du propriétaire, il est temps de commencer à travailler sous MacOS X.Pour en savoir plus :Notre tableau comparatif MacOS 9/MacOS X


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