Jamendo prête allégeance à la musique sans DRM et à Creative Commons

Mobilité

La plate-forme communautaire musicale vient d’effectuer son premier tour de
table avec Mangrove depuis sa création en 2005 par trois Messins.

Sortir des sentiers battus dans le secteur de la musique en ligne, c’est le credo de Jamendo. La plate-forme communautaire permet de télécharger “gratuitement et légalement ” plus de 40 000 titres de musique sans DRM sous licence Creative Commons. Depuis sa création en 2005, elle recense plus de trois millions d’albums complets téléchargés à partir de réseaux peer to peer comme eMule ou BitTorrent.

Depuis sa création en 2005, la jeune pousse, installée au Luxembourg (sous la dénomination Peermajor et créée par trois Messins (Sylvain Zimmer, Laurent Kratz et Pierre Gérard) a vécu en mode auto-financement. Elle vient de dépasser ce cap en procédant à une levée de fonds avec Mangrove Capital Partner (également à l’origine d’une récente levée de fonds avec Zlio). Le montant de ce premier tour de table pour Jamendo n’a pas été dévoilé mais le trio fondateur garde la majorité du capital.

“C’est un coup d’accélération pour notre déploiement à l’international” , explique le co-fondateur Pierre Gérard, contacté mardi par Vnunet.fr. Les fonds récoltés vont servir à étoffer l’équipe (et passer de six à quinze personnes) tout en accentuant les développements sur des marchés comme l’Amérique du Nord, le Brésil, l’Inde et la Russie.

Le signe particulier de Jamendo, c’est la licence Creative Commons qui favorise la distribution des oeuvres numériques. “Elle représente la base pour la diffusion. Mais nous voulons explorer les usages commerciaux”, précise Pierre Gérard. L’exploration du business a déjà commencé : en début d’année, la plate-forme communautaire a mis en place un dispositif de partage des revenus publicitaires avec les artistes.


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