Jeux d’argent en ligne en France : un marché frôlant les 900 millions de dollars

Mobilité

Selon Ineum Consulting, la libéralisation des jeux d’argent en ligne est prévue en France fin 2009. Elle devrait se transformer en marché juteux d’ici 2012.

C’est connu : le monde des jeux ne connaît pas la crise. Et la dernière édtude d’Ineum Consulting vient le confirmer. Le cabinet d’études et de conseils en stratégie, organisations et systèmes d’informations a publié une étude consacrée aux enjeux et aux perspectives de l’ouverture du marché des jeux d’argent en ligne, attendue à l’horizon fin 2009.

Selon des jeux d’argent en ligne semble en tout cas porteur. En 2006, le jeu en ligne représentait 4,7% du marché global, et il pourrait atteindre les 6,1% en 2012, selon le cabinet GBGC. Porté par cette dynamique, le marché européen de 5,5 milliards à 11 milliards de dollars sur cette même période.

Grâce à la libéralisation de ce marché, la France devrait suivre la même tendance avec un marché estimé à 288 millions de dollars 2006 et qui atteindrait, selon les prévisions, les 873 millions de dollars d’ici quatre ans.

Actuellement, monopoles obligent, le marché des jeux d’argent en ligne français est très nettement dominé par les acteurs historiques de la loterie et des paris, la Française des Jeux et le PMU.

Mais l’ouverture du marché français devrait multiplier le nombre des acteurs sur ce secteur. C’est en effet un bon moyen pour eux de diversifier leurs activités sur Internet, mais aussi sur le téléphone mobile.

Qui va gagner des millions ?

Dans ce cas, citons les groupes Partouche et Barrière pour les jeux de casinos ou des sites étrangers qui proposent des paris sportifs ou du poker en ligne, comme Bwin, SportingBet, 888.com, de manière illégale en France.

Certains autres acteurs du marché comme Kingoloto ou Bananalotto proposent déjà des loteries gratuites, où aucune mise d’argent n’est demandée et où l’on gagne des cadeaux.

Les clubs sportifs devraient aussi bénéficier de cette ouverture du marché des jeux en ligne en devenant eux-mêmes des opérateurs de jeux, comme c’est déjà le cas de certains clubs de football au Royaume-Uni. Ainsi, Liverpool ou Arsenal proposent sur leur site officiel, au-delà des paris sportifs, des jeux de grattage ou de casino. Un bon moyen en somme de récupérer une part des revenus générés par des jeux qui se fondent sur leur sport.

Les groupes télécoms devraient eux aussi commencer à investir le marché des jeux d’argent en ligne, en mettant en avant leurs importants moyens financiers. Ainsi, outre-Manche, Orange s’est déjà associé avec Bet2go, pour son offre de paris hippiques et sportifs en ligne, et avec Cesure pour la mise en place de jeux de casino et de poker sur son portail wap.

Le cabinet Ineum Consulting insiste également sur le fait que, si Internet restera le canal privilégié pour les joueurs, les versions pour les mobiles ne doivent pas être négligées “pour offrir une continuité de services aux clients”. L’avantage des offres de jeux en ligne sur les mobiles est d’apporter une ergonomie simplifiée permettant de jouer facilement en toute situation.


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