Jeux mobiles innovants : Niantic gère l’après-Google en mode start-up

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Niantic prend un peu d’indépendance vis-à-vis de Google. A travers une levée de fonds, Nintendo et The Pokémon Company veulent capitaliser sur son expertise de jeux mobiles.

Niantic est une société américaine, créée et dirigée par John Hanke, qui s’est illustrée avec le jeu mobile Ingress (sorti sur Android puis iOS, plus de 13 millions de téléchargements dans le monde recensés) en faisant la part belle à la réalité augmentée.

Fort de cette expertise, l’éditeur américain s’est lancé à bras-le-corps dans de nouveaux projets, avec toujours comme dénominateur commun la réalité augmentée et la mobilité (comme « Endgame : Ancient Truth » qui pourrait faire l’objet d’une adaptation télévisée).

A la mi-août, en parallèle à la création d’Alphabet (nouvelle holding des activités de Google), Niantic s’émancipait de la firme Internet de Mountain View.

L’éditeur a regagné son indépendance, avec la possibilité de fédérer des investisseurs externes autour de projets de divertissements numériques.

Illustration avec cette levée de fonds de Niantic de 20 millions de dollars annoncée dans un communiqué de presse. Pokémon Company Group, Google et Nintendo constituent les parties prenantes de ce financement. 10 millions de dollars supplémentaires sont conditionnés à la réalisation d’objectifs sur une feuille de route en partie dévoilée.

« L’investissement stratégique de Pokémon dans Niantic ouvre la voie à une expérience mobile sociale que le monde n’a jamais vu« , a déclaré Tsunekazu Ishihara, CEO de The Pokémon Company.

« The Pokémon Company désire travailler en partenariat avec des sociétés comme Niantic qui partagent le même esprit de communauté et d’innovation.  »

Pokémon Go : sortie en 2016

L’innovation n’est pas un vain mot pour Nintendo qui cherche régulièrement à procurer de nouvelles expériences de jeu à ses aficionados.

On pense à la console de jeu vidéo Wii et à son contrôleur doté d’un gyroscope et d’un accéléromètre, à la console portable 3DS et à son écran 3D auto-stéréoscopique ou encore à la tablette GamePad associée à la console de jeu vidéo Wii U.

Avant cela, il y avait eu la console de jeu vidéo Virtual Boy lancée en 1995 au Japon et aux Etats-Unis qui proposait une expérience de réalité virtuelle avec un casque.

Ici, il ne s’agit pas de réalité virtuelle mais de réalité augmentée avec Pokémon GO.

Le jeu mobile qui sortira sur Android et iOS en 2016 (sans plus de précision sur la date) permettra aux joueurs de capturer les créatures de l’univers Pokémon dans le monde réel grâce à la réalité augmentée.

Les joueurs pourront acquérir le Pokémon GO Plus, un accessoire de type wearable qui donnera des alertes relatives au jeu (et évitera d’avoir à dégainer son smartphone).

Au passage, pour Nintendo, il s’agit d’une incursion (par procuration ici) dans le domaine des jeux mobiles.

Avec cet investissement, Nintendo fait donc d’une pierre deux coups : embrasser les domaines de la réalité virtuelle et des wearable technologies, secteurs dans lesquels le groupe basé à Kyoto est encore absent, et tester l’accueil d’un jeu Nintendo (même si la franchise Pokémon appartient à The Pokémon Company, fililale de Nintendo) sur plateformes mobiles.

Pour Niantic, cet investissement permettra notamment de mener à bien le développement de Pokémon GO.

John Hanke se réjouit du lancement d’un jeu qui est « fidèle à l’esprit des Pokémon originaux tout en étendant le gameplay dans le monde réel ».

«  The Pokémon Company, Google et Nintendo sont des investisseurs incroyables et des partenaires stratégiques qui vont nous aider à construire le prochain chapitre pour Niantic », a déclaré John Hanke.

« Nous allons utiliser ce capital pour poursuivre le développement de Pokémon GO, pour évoluer et faire grandir Ingress et sa communauté mondiale en plein essor et pour construire notre plateforme de jeu en mode monde réel.  »

(Crédit photo @Niantic)


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