Jeux vidéo : le distributeur américain GameStop rachète Micromania

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Le géant du jeu vidéo s’empare des 330 boutiques françaises pour 480 millions d’euros.

Le plus grand distributeur de jeux vidéo GameStop, basé aux Etats-Unis, a annoncé mercredi son intention d’acquérir le Français Micromania. L’opération s’élève à 700 millions de dollars, soit 480 millions d’euros.

L’entreprise américaine s’implante donc solidement en France, par le biais des 332 boutiques Micromania réparties dans l’Hexagone. GameStop compte à présent près de 6000 points de vente dans le monde, répartis entre l’Amérique, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et douze pays d’Europe.

“Nous pensons que le marché européen des jeux vidéo est en pleine croissance et comptera pour une part importante du développement mondial de GameStop”, a estimé le PDG du distributeur américain Daniel DeMatteo.

GameStop, comme Micromania, a été fondé en 1983. L’entreprise a été acquise en 2000 par la chaîne de librairie Barnes & Nobles, pour s’en séparer quatre ans plus tard. GameStop a alors fusionné avec un autre détaillant américain de jeux vidéos, EB Games, accroissant sa présence nationale.

GameStop vend aussi des magazines, des guides de stratégie, des DVD et des jeux d’occasion. L’entreprise est largement implantée sur le net, grâce aux sites GameStop.com et EBgames.com.

7,1 milliards de dollars de revenus en 2007

Le site GameStop.com offre une vaste sélection de jeux vidéo sur les consoles Wii, DS, Xbox 360, PS, PS2 et PS3, ainsi que des jeux pour PC. Une plateforme PlayGround, est dédiée spécialement aux enfants, et propose des jeux comme Wall-e, Batman, Mario, etc.

Le moteur de recherche de jeux vidéo est performant : on peut chercher par console, titre, genre, prix, éditeur. Une newsletter et un blog informent des dernières informations en la matière. GameStop sur Internet fonctionne sur le même principe qu’Amazon, sauf qu’il ne propose que des jeux vidéo.

Avec 7,1 milliards de dollars de revenus en 2007, GameStop est aujourd’hui le premier distributeur de jeux vidéo au monde, et insiste sur la complémentarité de son offre Internet et en boutique. “Nos opérations sur Internet sont importantes, mais nos boutiques restent la pierre angulaire de notre activité”, précisait le directeur financier de l’entreprise David W. Carlson dans le New York Times en 2007. Ce qui explique le rachat des quelques 300 boutiques de Micromania. L’opération reste soumise à l’accord de la Commission Européenne, et devrait être finalisée en novembre.


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