JO 2018 : les fournisseurs technologiques dans le portillon de départ

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Intel, Samsung, Atos, Alibaba… Quelle contribution pour les sociétés technologiques qui figurent parmi les 13 sponsors principaux des JO 2018 ?

Ce vendredi 9 février 2018, à midi heure française, débutera la cérémonie d’ouverture des 23es Jeux olympiques d’hiver.

Organisé en Corée du Sud, dans le district de Pyeongchang, avec la station d’Alpensia comme épicentre, l’événement compte, parmi ses sponsors, « des multinationales capables de fournir un soutien direct, des services de parrainage ou leur expertise ».

Ce cercle constitué par le Comité international olympique comprend 13 membres, dont des partenaires technologiques.

Pour certains, c’est une première. Alibaba est dans ce cas.

Le groupe chinois – dont la sélection avait été annoncée lors de l’édition 2017 du Forum économique mondial de Davos – est partenaire officiel pour les services cloud et les plates-formes de services e-commerce, jusqu’aux JO d’été 2028, qui se dérouleront à Los Angeles.

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Si le top management est présent sur place, à l’image du président Michael Evans qui a participé cette semaine au relais de la flamme olympique, le cap est surtout mis sur Tokyo 2020 et Pékin 2022.

Alibaba, qui revendique un C.A. avoisinant les 16 milliards de dollars sur son dernier exercice, sera tout de même, pendant la quinzaine à Pyeongchang, l’un des animateurs de l’Olympic Channel, exploitée depuis 2016 comme un « hub de contenus numériques » alimenté en partenariat avec une soixantaine d’organisations et de fédérations nationales.

Du côté d’Atos, membre du cercle depuis Salt Lake City 2002, on fait le pari des « premiers Jeux olympiques livrés à 100 % dans le cloud ».

La SSII européenne, qui pèse 13 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel, gérera depuis Madrid et Barcelone l’ensemble des applications qualifiées de critiques. D’une part, les accréditations, l’enregistrement des athlètes et le portail bénévoles. De l’autre, la distribution des résultats aux médias et leur diffusion vers « 8 milliards d’appareils dans le monde ».

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Pour Intel aussi, c’est une première à ce niveau de sponsoring.

Le groupe américain, qui a dégagé 63 milliards de dollars de revenus en 2017, fournira ses technologies sous l’angle de la 3D, de la réalité virtuelle, de l’intelligence artificielle… et de la 5G, pour couvrir les 12 sites olympiques, avec notamment Nokia dans la boucle. Il organisera, en parallèle, plusieurs manifestations e-sport.

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Entre le CIO et Panasonic, la première collaboration remonte à Calgary 1988. Elle court, pour le moment, jusqu’en 2024. L’entreprise japonaise fournira notamment des projecteurs laser pour les cérémonies d’ouverture et de clôture, ainsi que des écrans 8K pour le Centre international de radio et de télévision.

Comme en 2016 à Rio, Samsung fournira aux membres de toutes les délégations olympiques un téléphone. Il s’agit cette fois-ci du Galaxy Note 8, qui sera émis à près de 4 000 exemplaires en édition limitée.

Certains athlètes ne pourront vraisemblablement pas repartir avec le produit. En l’occurrence, ceux venus de Corée du Nord.

Les sanctions prises contre le pays par les Nations unies y interdisent l’import de biens « de luxe ». Or, au vu de son prix (tarif conseillé : à partir de 1 009 euros TTC au lancement en France), le Note 8 pourrait entrer dans cette catégorie, souligne l’AFP.

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Le New York Times mentionne un précédent, vécu l’an dernier par l’équipe nord-coréenne de hockey sur glace lors d’un tournoi en Nouvelle-Zélande. Venus avec des crosses en bois, les joueurs se sont vu octroyer, sur place, des modèles en fibre de carbone… qu’ils n’ont pas pu rapporter.

Développeur de l’app mobile officielle Pyeongchang 2018 (sur iOS et Android), Samsung, régional de l’étape, animera une dizaine d’espaces de démonstration entre les sites des épreuves, le village olympique, le centre de presse et l’aéroport d’Incheon.

Partenaire exclusif jusqu’en 2020 sur le volet des paiements, Visa mettra, cette année encore, l’accent sur le sans contact, avec « plus d’un millier » de TPE déployés et des accessoires connectés tels que les gants NFC.

Il y a aussi ceux qui s’associent à des partenaires de l’événement. Snap en est un exemple.

L’entreprise américaine, éditrice de l’application Snapchat appréciée des jeunes mobinautes, s’est alliée à NBC, diffuseur officiel des JO 2018 aux États-Unis.

Le partenariat se traduira, à partir du 10 février, par la diffusion de courtes séquences en direct (2 à 6 minutes), en complément aux meilleurs moments.

NBC, qui avait investi 500 millions de dollars dans Snap lors de son introduction en Bourse, dispose aussi d’un accord pour relayer des informations sur Apple News.

Crédit photo : hjue87 via Visualhunt / CC BY-NC-SA


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