KelDoc lève un million d’euros : à la e-santé du chef

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La start-up parisienne, qui exploite un service en ligne permettant de prendre rendez-vous chez médecins et dentistes, a bouclé son deuxième tour de table.

KelDoc entre dans une nouvelle phase de développement. La start-up parisienne vient de finaliser un tour de table d’un montant sans précédent : elle a levé un million d’euros auprès de son investisseur historique Alven Capital et de plusieurs business angels.

C’est la deuxième opération du genre en à peine un an et demi pour la jeune pousse, qui avait déjà obtenu une enveloppe de 700 000 euros en avril 2013. Soutenu par des spécialistes des secteurs de la santé et d’Internet, dont certains ayant fondé des laboratoires pharmaceutiques, KelDoc a lancé, fin 2012, son offre phare : un service en ligne (site Web et application mobile) permettant aux particuliers de trouver des médecins et des dentistes à proximité, puis de fixer eux-mêmes un rendez-vous, le tout 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.

Très répandu en Asie et sur le marché américain, ce type de solution reste peu exploité en Europe. Elle permet de consulter des informations sur chaque praticien (tarifs, moyens de paiement acceptés, horaires d’ouverture…) avant de réserver un créneau pour une consultation. Associé chez Alven Capital, Jeremy Uzan est formel : “KelDoc bénéficie désormais d’une excellente réputation auprès des professionnels de santé […], qui se passent le mot“. Interrogé par TechCrunch sur l’importance de cette levée de fonds, il assure que la société disposait des réserves nécessaires pour poursuivre sa croissance, même sans apport de capitaux.

L’utilisation du service est gratuite pour les patients. C’est aux médecins et dentistes de s’acquitter d’un abonnement de 200 euros par mois. En échange de cette contribution, leur cabinet bénéficie d’une visibilité accrue et la gestion de leur agenda est simplifiée, notamment pour la réattribution de créneaux décommandés.

Initialement concentré sur la population de dentistes installés dans des zones urbaines à forte densité, le périmètre d’action de KelDoc s’étend progressivement à d’autres spécialités. Cofondateurs de l’entreprise, Nicolas Douay et Eduardo Ronzano (actuel CEO) se sont fixé un objectif d’expansion à court terme dans les principales villes européennes.

Ce développement hors des frontières de l’Hexagone passera par des partenariats stratégiques. En France, un premier rapprochement s’est effectué fin 2013 avec WebHelp et ses services d’externalisation de la relation client : à partir de 239 euros par mois, les professionnels peuvent bénéficier d’un télésecrétariat entre 8 h et 20 h du lundi au vendredi et sur la période 9 h – 18 h le samedi.

Titulaire d’un agrément lui permettant d’exploiter les données dites “sensibles” qui concernent la santé des patients, KelDoc a développé des plugins pour faciliter l’intégration, sur son site et dans son application mobile, des agendas et des outils CRM. Les rendez-vous pris par les patients apparaissent immédiatement dans le planning du médecin. Et si ce dernier a un empêchement, le client est averti.

Concurrent de l’Américain ZocDoc (qui commence à s’implanter en Europe), mais aussi du Français Doctolib (qui a levé un million d’euros en début d’année), KelDoc revendique 160 000 visites sur son site, plus de 10 000 rendez-vous programmés et +50% de souscriptions entre le 1er et le 2e trimestres 2014.

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Crédit photo : Simon Booth – Shutterstock.com


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