L’Allemagne veut taxer Google News pour financer la presse

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La coalition au pouvoir en Allemagne pousser un projet de loi visant à taxer Google News et les autres services d’agrégation de contenus d’information pour financer la presse. Cela a fait du bruit au CeBIT.

En Allemagne, le gouvernement Merkel pousse un projet de loi, qui aboutirait à taxer Google News pour contribuer au financement de la presse.

Il souhaite trouver de nouvelles sources de financement pour un secteur qui a du mal à trouver ses marques entre l’impact des nouvelles technologies et la crise.

En raison de sa forte audience, le portail d’agrégation d’actualité de Google apparaît comme une cible potentielle.

Ce projet de loi est notamment soutenu par de puissants groupes médias comme Axel Springer et Bertelsmann.

A l’instar d’un Rupert Murdoch (News Corp), ils se plaignent de la récupération par Google News  d’une partie de leurs contenus issus de leurs titres de presse  sans compensation financière.

Une méthode d’aspirateur qui apporte une certaine satisfaction à des éditeurs (Google News génère du trafic vers les sites médias d’origine) mais qui donne de l’urticaire aux autres (considérant qu’il s’agit de pillage de contenus).

En Belgique, ce débat avait tourné en bras de fer judiciaire entre les éditeurs de presse et le groupe Internet.

Cette semaine, justement, tout le gratin du secteur IT était rassemblé au salon professionnel du CeBIT à Hanovre (Allemagne).

Et ce projet de loi ciblant Google News prête à polémique. Ainsi, Bernhard Rohleder, Directeur général du Bitkom (fédération allemande des professionnels de l’informatique), rejette l’approche “rétrograde”.

“Nous comprenons que les éditeurs cherchent de nouveaux revenus“, mais cette taxe “ne peut se substituer au développement de vraies stratégies pour l’ère numérique.”

Cité par l’AFP, Bernhard Rohleder estime que “Google et les régies publicitaires des éditeurs devront trouver un accord”.

Il craint que des petits éditeurs ne trouvent pas leur compte en imposant un système de taxation qui pourrait privilégier les grands groupes médias en premier lieu.

Invité d’honneur du CeBIT, Eric Schmidt, Président de Google, s’insurge également contre ce projet de loi : “Cette taxe pourrait ralentir le développement d’Internet.

Au contraire, les fédérations d’éditeurs de presse VDZ et BDZV y sont très favorables. Alors que le syndicat de journalistes DJV demande à ce qu’une partie des revenus générés par cette taxe revienne aux journalistes.

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