L’IEEE ouvre la voie au Wi-Fi nouvelle génération

L’odyssée du Wi-Fi se poursuit.

Quatrième évolution du standard pour l’Internet sans fil, le 802.11ae-2012 devrait être officialisé avant la fin de l’année.

Il reprend les fondements de l’actuel 802.11n (600 Mbit/s) et y adjoint un spectre de fréquences à 3650-3700 MHz sur un modèle tri-bande.

Dépositaire d’une première salve de spécifications corrélatives, l’Institute of Electrical and Electronics Engineers ou IEEE privilégie la rétrocompatibilité.

Il certifie à cet égard que cette nouvelle norme restera opérante sur les canaux à 2,4 et 5 Ghz, seuls exploités pour l’heure.

Au rang des perspectives : étendre la portée de l’Internet sans fil et accélérer le débit en émission comme en réception.

Tout en orchestrant une segmentation des usages par un contrôle accru des niveaux d’accès en fonction des périphériques connectés à un réseau local donné.

Un processus qui serait transparent pour l’utilisateur final.

Principale victime collatérale de ce soubresaut technologique, le 802.11ac et ses 1,3 Gbit/s théorique en mode multistations (500 Mbit/s en liaison unique) est dans l’état laissé sur le carreau.

L’IEEE ne l’a toujours pas officialisé dans ses registres, en dépit d’une rétrocompatibilité jusqu’au 802.11b (11 Mbit/s), de l’implémentation du chiffrement WPS et d’une prise en charge du protocole de communication DLNA.

Fort des perspectives qui émergent avec cet embryon de standard à l’horizon 2013, les fabricant de matériel high-tech commencent à commercialiser des produits wireless compatibles.

Broadcom a déjà fait le pas avec des puces que Netgear a implémentées dans ses routeurs R6300 (199 dollars), escomptant une démocratisation du 802.11ac sur le long terme.

TrendNet a lui aussi prévu d’introniser à son catalogue des produits apparentés.

Une pagaille qui corrobore les impressions d’In-Stat (groupe NPD).

Le cabinet d’études IT américain (groupe NPD) table sur une généralisation du sans fil, aux dépens des infrastructures filaires.

En 2015, quelque 350 millions d’équipements compatibles Wi-Fi sont amenés à trouver acquéreurs.