La Banque de France prudente vis-à-vis de l’UMTS

Mobilité

La Banque de France demande aux banques françaises de modérer leurs participations financières dans les programmes UMTS des opérateurs télécoms. Selon certains analystes, les fonds apportés par les banques pourraient représenter 70 % du total des fonds investis par les opérateurs dans la téléphonie de troisième génération.

L’éditorial du dernier bulletin de la Banque de France est sans concession. La BDF appelle les organismes bancaires à se montrer prudents quant à l’aide financière qu’ils peuvent apporter aux opérateurs télécoms dans leur programme sur l’UMTS. Ainsi peut-on lire dans le communiqué de la Banque de France “qu’il est souhaitable que les encours globaux de crédit des établissements français au secteur des télécommunications demeurent proportionnés au poids de ce secteur dans l’économie française et internationale”. Une façon comme une autre de rappeler aux banques que d’autres secteurs moins risqués peuvent aussi être financés.

Rien que sur le marché français, les opérateurs devront financer l’achat de la licence, soit 32,5 milliards de francs, plus la construction du réseau évaluée à 30 milliards de francs. De façon générale, le financement se fait de manière identique pour tous les participants : émissions d’actions, émissions de titres obligataires, fonds propres et enfin emprunts bancaires, lesquels pourraient représenter plus de 70 % des financements selon certains analystes.

Des emprunts en milliards de francs

L’appel à la prudence tombe au moment où Bouygues Telecom se déclare prêt à emprunter jusqu’à 40 milliards de francs. Un montant important qui lui permettrait de régler la question d’un partenariat avec un autre opérateur, mais surtout de pouvoir être crédible à la date fatidique de remise des dossiers, le 31 janvier prochain. Bouygues n’est évidemment pas le seul dans ce cas. France Télécom a emprunté au mois d’octobre plus de 32 milliards de francs. SFR, la filiale de Cegetel candidate à une licence UMTS, a quant à elle effectué durant l’été une émission obligataire de 7,6 milliards de francs.

Pour en savoir plus : Bulletin de la Banque de France


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