La carte à puce se cherche une norme

Régulations

Le consortium Global Platform souhaite définir un standard de carte à puce compatible avec les lecteurs et terminaux de nombreux pays. Réunissant de grands industriels dont BT, Gemplus, Visa International, Microsoft ou encore Nokia, il favorisera l’émergence d’une carte unique pour acheter, téléphoner ou même sécuriser l’accès à un PC.

Plusieurs industriels de la carte à puce et du monde des services mobiles se sont réunis au sein de la nouvelle organisation GlobalPlatform; celle-ci va tenter de normaliser au niveau international les cartes présentes sur le marché. En effet, la prolifération des services et l’entrée dans l’ère du commerce électronique risquent de susciter des systèmes incompatibles. Actuellement, différentes normes ISO définissent déjà certaines caractéristiques physiques (taille de la carte, emplacement des connexions). La norme CEPS (Common electronic purse specification) tend à s’imposer dans le monde entier en tant que standard d’interopérabilité pour les porte-monnaie électroniques. Dans le domaine du crédit et du paiement, c’est l’inévitable EMV (Eurocard Mastercard Visa) qui prévaut.

Pour que les nouvelles générations de services (porte-monnaie électronique, téléphonie, accès sécurisé à un réseau, etc.) deviennent interopérables, le consortium GlobalPlatform développera des spécifications qui ont de bonnes chances d’êtres suivies. En effet, British Telecom, le leader mondial Gemplus, Microsoft, Visa International, Motorola ou encore Sun Microsystems sont parmi les premiers industriels qui soutiennent cette initiative.

En France, le porte-monnaie électronique entre seulement en phase pilote, comme à Strasbourg où la carte Mondex a été lancée à la mi-octobre. Mais en Belgique, la carte Proton permet déjà de régler ses courses, téléphoner depuis une cabine publique et retirer de l’argent liquide auprès d’une banque. Il est possible de recharger la carte depuis la même cabine ou via Internet grâce à un lecteur adapté. Selon Youri Tolmatchov, responsable de la communication chez Banksys, qui détient la filiale internationale Proton World, il deviendra possible à partir de 2002 d’utiliser et de charger sa carte dans les différents pays de l’Union européenne. Licencié dans 18 pays du monde entier et adopté par American Express, Proton est déjà opérationnel en Suède, aux Pays-Bas, en Belgique et en Suisse. Dès l’an prochain, un test d’interopérabilité entre nations aura lieu à l’occasion du championnat de football Euro 2000, où les supporters belges et néerlandais pourront régler l’entrée au stade ou faire des achats à l’aide de leur carte chargée en euros.

Pour en savoir plus :

* http://www.visa.com

* http://www.gemplus.com

* http://www.banksys.be


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