La CGG choisit le Xserve d’Apple

Mobilité

La Compagnie Générale de Géophysique a fait le choix du PowerPC 970 pour compléter ses clusters de calculs. Le Xserve d’Apple a été sélectionné pour sa rapidité de déploiement, son faible taux de panne et son rapport coût/performances.

La Compagnie Générale de Géophysique (CGG) a fait son choix : cette société qui propose des services d’aide à la prospection pétrolière s’est équipée de 700 serveurs Xserve fonctionnant sur PowerPC 970 (voir édition du 9 mai 2003). Objectif de l’opération : augmenter ses ressources de calculs afin de rester compétitif dans la course à la recherche de réserves pétrolières. L’adjonction des machines d’Apple, réparties en trois grappes, aux clusters IBM et Dell existants permet à la CGG de porter sa puissance de calcul à 40 téraflops. Une puissance théorique qui dépasse celle du plus puissant ordinateur du monde, l’Earth Simulator japonais.

La CGG utilise Geocluster, un moteur de calculs mathématiques complexes qu’elle a développé, pour réaliser l’échantillonnage des fonds marins, générer des cartes d’aide à la prospection et faire des recommandations. Les besoins de traitement sont énormes : 3 pétaoctets (3 millions de gigaoctets) de données doivent être analysées sur plusieurs milliers de machines montées en grappe. La société dispose de trois centres de calculs, dont deux viennent d’être équipés de Xserve G5 biprocesseurs à 2 GHz dans la version noeud de calcul (le Xnode). Son centre de Houston s’est vu doté en juillet dernier de 544 Xnode, tandis que celui de Kuala Lumpur a été équipé fin août de 128 machines.

Une sélection draconienne

Le choix des serveurs d’Apple ne doit rien au hasard : la CGG est connue dans l’industrie pour réaliser une sélection draconienne de ses fournisseurs en fonction d’un rapport coût/capacité le plus intéressant possible. La CGG, qui passe généralement près d’un an et demi à évaluer différents systèmes avant de faire un choix technologique, s’est penchée sur les architectures Intel, AMD et IBM (voir édition du 23 mars 2004). C’est finalement la plate-forme Power d’IBM qui a été retenue, ainsi que ses rejetons PowerPC. Les Xserve d’Apple, qui sont basés sur cette technologie, ont été choisis en raison de leur format 1U (compatible avec le parc de près de 5 000 machines dont dispose déjà la CGG), leur rapidité de déploiement, leur taux de panne peu élevé et leur niveau de performances.

L’adoption de son serveur par la CGG est bien plus significative pour Apple que les clusters universitaires qui ont récemment fait parler d’eux (voir édition du 4 septembre 2003). Le Xserve entre désormais dans la cour des grands comptes. Mais cette collaboration devrait également avoir un impact sur les prochaines versions du serveur : ce contrat donne un véritable coup de fouet aux équipes de développement d’Apple, qui bénéficieront du retour d’expérience de la CGG pour améliorer leur machine. Les retombées pour la CGG ne sont pas négligeables non plus : cet équipement doit leur permettre de rester compétitifs pour poursuivre la recherche de l’or noir. C’est en effet également le rapport coût/puissance qui au final à valu à Apple de l’emporter.


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