La dématérialisation des factures : un déploiement qui reste encore trop long

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Le PDG de Deskom a présenté les caractéristiques de ce marché lors du salon Documation. Plusieurs acteurs BtoB sont présents sur ce créneau.

La société française Deskom a tenu une conférence sur l’optimisation du traitement des factures dans les entreprises. Son PDG Cyrille Sautereau a présenté les caractéristiques du marché de la dématérialisation des opérations de facturation dans le secteur privé dans le cadre d’une session du salon professionnel Documation qui s’est déroulé la semaine dernière.

Depuis 2005, plusieurs facteurs favorisent le développement de la facturation électronique dans les grands groupes. Les entreprises souhaitent, en particulier, améliorer leurs processus et optimiser le coût de traitement des factures. Cela passe par l’automatisation des traitements, l’élimination du papier, l’amélioration de la traçabilité comptable et une meilleure circulation de l’information entre les collaborateurs.

Dun point de vue réglementaire, la transposition en droit français de la directive européenne du 20 décembre 2001 sur la dématérialisation fiscale, survenue en 2003, a par ailleurs levé toutes les ambiguïtés et donné un cadre juridique à l’échange et à la conservation des factures transmises par voie électronique.

Depuis cette date, des factures électroniques peuvent être émises sous deux modes : par un système d’échange de données informatisées (EDI) ou sous la forme de factures électroniques signées.

Différents paramètres à prendre en compte

“Les projets de dématérialisation ne sont pas de gros projets informatiques mais ils sont relativement longs à déployer”, constate Cyrille Sautereau. Du point de vue de l’acheteur, la première étape d’un projet de dématérialisation passe par une analyse des processus. Il s’agit en effet de “définir des processus qui sont souvent connus mais pas formalisés”. Il est ensuite nécessaire de gérer les factures de manière électronique, en utilisant des outils de dématérialisation.

Derniers points: il faut assurer la connexion du système avec “les autres centres systèmes des partenaires” et permettre une validation transverse, aussi bien au niveau juridique que fiscal ou comptable. Le fournisseur doit quant à lui “être en mesure de sortir un fichier de factures”. S’il fait cet effort, “il aura fatalement une longueur d’avance sur ses concurrents”, justifie Cyrille Sautereau.

Différents prestataires sont aujourdhui en lice

Créée en 2000 en France et comptant 25 salariés, Deskom est soutenu par trois principaux actionnaires : Galileo (53,5%), Influe (23%) et General Motors (19,5%). Parmi ses clients, la société compte des références comme la SNCF, EDF Entreprises, Midas, Adecco ou encore LOreal.

Cet opérateur de services a racheté fin 2002 un logiciel de facturation électronique (Pasrel) issu du projet Post@xess de La Poste. Depuis 2005, il s’est associée à Influe un éditeur de progiciels d’échanges électroniques pour proposer une offre commune de facturation dématérialisée en Europe.

Sur ce marché, Deskom est en concurrence avec quelques acteurs comme B-Process (une entreprise créée en fin 1999 et détenue à hauteur de 42 % par la Bred Banque Populaire) ou encore Posteasy (dont le coeur de métier est la lettre recommandée “hybride”).

La Belgique, le Royaume-Uni et la Suède disposent dautres acteurs nationaux comme Certipost (une co-entreprise de La Poste et de Belgacom), Open Business Exchange et Streamserve (un éditeur suédois implanté dans huit pays européens, dont la France).


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