La Freebox HD se convertit à son tour au Wi-Fi 802.11n

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Et Free standardise le courant porteur en ligne sur son décodeur vidéo.

Contre toute attente, Free vient de faire évoluer la Freebox, sa passerelle domestique qui relie le foyer résidentiel aux services Internet et téléphoniques. La nouvelle Freebox HD, que l’on pourrait qualifier de “N”, adopte en effet le Wi-Fi 802.11n.

Rappelons que ce protocole de communication, en cours de normalisation auprès de l’Institute of Electrical and Electronics Engineers (IEEE), permet d’atteindre des débits théoriques de l’ordre de 300 Mbit/s. Soit “jusqu’à 5 fois plus élevés par rapport à la précédente version de Wi-Fi (802.11g)“, souligne le fournisseur d’accès dans son communiqué.

Dans les faits, le débit utile entre le modem et l’ordinateur (encore faut-il qu’il soit compatible) risque de se limiter à 120 Mbit/s (ce qui reste largement suffisant au regard des 22 Mbit/s, au mieux, de la liaison ADSL). “De plus, il améliore significativement la portée du signal ainsi que la qualité de sa réception, notamment dans des environnements cloisonnés“, ajoute la filiale d’Iliad.

Free ne se formalise pas des possibles futures évolutions techniques de la norme. “La nouvelle Freebox HD s’appuie sur le Draft 2.0 adopté par la Wi-Fi Alliance“, répond à Vnunet.fr le service de presse. Il est vrai que, de Intel à Apple en passant par Cisco ou Netgear, entre autres, le 802.11n est aujourd’hui massivement adopté par l’industrie.

Les antennes disparaissent

Le support du Wi-Fi de dernière génération ne constitue pas la seule innovation de la nouvelle “box”. Celle-ci cache désormais ses trois antennes disgracieuses dans le boîtier ADSL qui conserve à l’identique son design actuel. On y gagne un peu en esthétique (même si ce n’est pas le fort de Free) et en ergonomie.

Les antennes disparaissent aussi de l’indispensable décodeur vidéo/magnétoscope numérique qui accompagne la Freebox HD pour regarder la télévision et se payer des séances à la demande. Mais à l’inverse du modem, elles sont réellement supprimées. Free prend le parti (et le pari) de s’appuyer sur le courant porteur en ligne (CPL) pour assurer la liaison entre les deux boîtiers. La nouvelle Freebox est désormais livrée en standard avec les Freeplug, les blocs d’alimentation qui synchronisent à 200 Mbit/s (théoriques) les échanges entre le modem et le décodeur vidéo. Une technologie parfaitement adaptée aux flux vidéo, y compris haute définition, selon Free.

Un modem 802.11n couplé à un décodeur “CPL” en standard constituent aujourd’hui une configuration unique sur le marché de l’accès ADSL en France. Une stratégie de distinction que, à défaut de services novateurs, Free met en avant pour élargir son parc d’utilisateurs.

Les nouveaux abonnés (éligibles à l’offre triple play à 29,99 euros) seront les premiers bénéficiaires de la Freebox HD “N”. Les clients vieillissants en cours de procédure d’échange de Freebox antérieure (V4 ou V3) devraient également recevoir la box nouvelle génération. Ce qui compensera partiellement la patience qu’ils doivent déployer face aux retards de Free dans le domaine.


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