La garde personnelle de Bill Gates se réduit

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Un par un, les collaborateurs historiques de Bill Gates chez Microsoft prennent un peu de distance avec leur patron et sa société. Après Nathan Myrhvold et Brad Silverberg, c’est au tour de Jim Allchin de solliciter deux mois de congés dont les proches de Microsoft se demandent s’il en reviendra.

Alors que Microsoft est toujours en plein milieu des turbulences consécutives aux résultats du procès que lui a intenté la justice américaine, d’autres mauvaises nouvelles continuent d’affluer sur les bureaux de Bill Gates et Steve Ballmer. En effet, depuis quelques mois, les deux fondateurs de Microsoft assistent impuissants à un véritable exode de leurs cadres supérieurs les plus réputés. Ainsi depuis un an, ce sont Nathan Myrhvold, directeur des technologies depuis 14 ans, Peter Higgins, responsable des développements Internet, Brad Silverberg, ancien vice-Président de la division Applications, Peter Neupert, ancien vice-Président de la division Interactive Media Group et l’ancien directeur financier Greg Maffei, qui ont soit quitté la société, soit pris des années sabbatiques dont ils ont annoncé qu’ils n’en reviendraient pas.

Dernier en date sur la piste de départ, Jim Allchin, le vice-Président en charge du Platform Products Group qui a annoncé qu’il prenait deux mois de vacance et revenait en septembre. Si on peut y voir un simple congé estival, les plus sceptiques y voient un prise de recul manifeste au moment même où Microsoft doit lancer Windows Millenium et l’initiative Next Generation Windows Services, tout deux dépendant de ses services. Des vacances qui tombent donc à un moment important pour Microsoft et qui ne sont pas forcément très opportunes.

Outre les problèmes actuels que connaît Microsoft au niveau judiciaire, la société fait aussi face à une crise de confiance. Avec une stratégie tous azimuts mais parfois mal contrôlée (MSN, X-Box, Pocket PC), Microsoft n’attire plus autant qu’auparavant et même en interne, certains cadres songent à monter leur société ou à rejoindre la concurrence. D’où la fuite des cerveaux que vit actuellement la société.


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