La moitié des internautes français se laissent séduire par les offres de spam

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Si le spam est un fléau, il n’en constitue pas moins un intérêt qui dépasse le stade de la curiosité de la part d’un grand nombre d’internautes dans le monde. Brésil et France en tête.

Environ 29% des spams reçus par les internautes français sont lus. C’est ce qui ressort d’une étude réalisé par Forrester Data pour le compte de la BSA (Business Software Alliance).L’étude s’appuie sur des interview réalisées en novembre dernier auprès de 1000 internautes dans chacun des pays suivants : Allemagne, Brésil, Canada, États-Unis, France, Royaume-Uni. Entre 80 et 95% des internautes interrogés pour l’étude reçoivent du spam. Avec le Brésil, où 37% des courriers non sollicités (à défaut d’être indésirables) et envoyés de manière massive sont consultés, la France s’affiche parmi les pays les plus curieux vis-à-vis du contenu des pourriels. A titre de comparaison, la proportion de spam lus est de 25% en Allemagne, 23% au Royaume-Uni, de 20% aux Etats-Unis et de 19% au Canada.De la simple curiosité au plongeon, il n’y a qu’un pas… que les Brésiliens sont les premiers à franchir: 66% d’entres eux ont déjà acheté (ou tenté d’acheter) un produit proposé via du spam. Etonnamment, 48% des internautes français se seraient également laissés séduire suivi des Britanniques (44%), des Allemands (43%) des Américains (41%). Plus méfiants, seuls 32% des Canadiens sont passés à l’acte. Les logiciels en tête des ventes Avec 31%, les logiciels et offres touristiques/loisirs arrivent, chacun, en tête des produits commerciaux proposés dans les pourriels. Suivis des ventes de bijoux (28%), d’éducation (26%), d’investissements divers et de produits pharmaceutiques (23% chacun) et de placements financiers (20%). Les offres à caractères pornographiques arrivent en dernière position avec 17% des spam. Les logiciels généralement proposés pour quelques dizaines de dollars arrivent en tête des ventes générées par le spam avec une moyenne de 27% de part de marché. En France, ces ventes occupent la deuxième position avec 25% derrière les bijoux/vêtements (28%) et devant les voyages (24%). Un taux de conversion qui inquiète la BSA France qui, par l’intermédiaire de son porte-parole Bertrand Salord, rappelle le risque d’arnaque auquel l’internaute s’expose: “Il n’y a aucun doute sur le fait que les offres de logiciels proposés par spam sont 100% illicites.”


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