La municipalité de San Francisco toujours à la porte de son système informatique

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Un administrateur réseau refuse toujours de dévoiler ses mots de passe. Mis en détention, sa caution s’élève à cinq millions de dollars.

Les autorités de la ville de San Francisco ne parviennent toujours pas à accéder au système informatique FiberWAN après la suppression de tous les mots de passe par l’un de leurs administrateurs réseau.

Terry Childs a, en effet, bloqué l’accès au système, qui héberge 60 % des données de l’administration de la ville, après une dispute avec la directrice de la sécurité IT.

Le 20 juin dernier, alors qu’elle entamait un audit pour savoir qui avait accès à FiberWAN, Terry Childs s’était mis à la prendre en photo, la forçant à se réfugier dans son bureau.

Il a ensuite été découvert que Terry Childs avait installé un logiciel espion (spyware) sur le système de manière à pouvoir contrôler les e-mails qui étaient envoyés par ses supérieurs et qui mentionnaient son nom. La situation a donc empiré avec la suppression de tous les mots de passe des administrateurs …à l’exception du sien.

Gavin Newsom, maire de San Francisco, se veut rassurant. Il a affirmé au San Francisco Chronicle “qu’il n’y a pas de raison de s’inquiéter, à part le fait de ne pas pouvoir rentrer et modifier le système, rien n’a vraiment changé pour ce qui est de notre capacité à gérer la ville.” Le système fonctionne toujours bien et les documents restent accessibles. Mais, s’il tombe en panne, il n’y aura aucun moyen d’effectuer les réparations rapidement.

Gavin Newsom a également confié que des ingénieurs de Cisco ont été invités pour tenter d’obtenir l’accès. Si cela se révèle nécessaire, la ville pourrait rebâtir le système complètement.

Quatre chefs d’accusation de sabotage de système informatique ont été retenus à l’encontre de Terry Childs qui refuse toujours de divulguer ses mots de passe. Mis en détention, sa caution s’élève à cinq millions de dollars. Un montant qualifié de “fou” par son avocat, Mark Jacobs. “Je ne pense pas qu’il représente une menace”, a-t-il argumenté.

“Il n’a assassiné personne, et en général, la caution d’un meurtrier s’élève à un million de dollars. Faîtes le calcul. Quelqu’un doit avoir très peur de quelque chose, et je ne sais pas de quoi il s’agit.”, poursuit l’avocat. Rappelons que Terry Childs a effectué servi une peine de cinq ans de mise à l’épreuve en 1982 pour cambriolage avec violence (aggravated burglary).

Adaptation de l’article issu de Vnunet.com “San Francisco government still locked out of computers” en date du 17 juillet


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