La musique numérique pèse 15% du marché global

Mobilité

A la veille de l’ouverture du Midem, l’Ifpi a estimé que le marché de la musique numérique a généré un chiffre d’affaires de presque trois milliards de dollars en 2007.

Les ventes de musique numérique ont progressé de 40 % (38 % exactement) en valeur dans le monde en 2007, a annoncé l’International Federation of Phonographic Industry (Ifpi) dans son rapport annuel présenté à la veille de l’ouverture du Midem du nom du marché mondial de la musique qui se déroule du 27 au 31 janvier à Cannes.

Selon le rapport annuel de la fédération chargée de défendre les intérêts des producteurs de musique dans le monde, la musique distribuée en ligne et par le biais des téléphones mobiles a généré un chiffre d’affaires estimé à 2,9 milliards de dollars en 2007 contre 2,1 milliards en 2006. Elle représente désormais 15 % des ventes totales de musique, tous supports confondus

Aux États-Unis, cette proportion atteint même les 30 %, toujours selon l’Ifpi. A l’exception du marché des jeux vidéo, “l’industrie musicale est la plus avancée en termes de revenus numériques que n’importe quelle autre industrie de la création ou du spectacle“, note l’Ifpi. Soit plus de deux fois plus que la presse (7 %), le cinéma (3 %) et les livres (2 %).

Quelques tendances relevées par l’Ifpi sont encourageantes : les ventes de singles ont progressé de 53 % avec 1,7 milliard de titres téléchargés. Plus de 500 plates-formes légales distribuent plus de 6 millions de titres dans le monde.

Pour 1 titre légalement acquis, 20 sont échangés

Mais il existe quelques bémols. D’abord, la progression de la part du numérique ne compense pas la chute des ventes physiques de CD. “Le marché global pour l’année sera inférieur à celui de 2006.

Ensuite, l’activité d’échanges illégaux reste toujours soutenue. Pour 1 morceau musical acheté légalement, 20 fichiers seraient illégalement partagés. Entre 2003 et 2007, le nombre de téléchargement illégaux aurait progressé de 35 %.

L’Ifpi maintient donc sa croisade répressive contre les échanges illégaux. Laquelle passe maintenant par la responsabilisation des fournisseurs d’accès Internet. “Les FAI sont les gardes-barrières (“gatekeepers” dans la version originale) d’Internet et ont un rôle vital à jouer à restreindre les infractions au copyright“, estime l’organisme. Lequel salue l’action entreprise en ce sens par le Président de la république Nicolas Sarkozy, qui récolte les lauriets des propositions émises par la mission Olivennes pour lutter contre la piraterie.

Une initiative qui prend un nouveau tournant. La SPPF (Société civile des producteurs de phonogrammes en France) vient en effet d’obtenir de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) l’autorisation de “mettre en oeuvre un traitement automatisé ayant pour finalité la recherche et la constatation d’infractions sur les réseaux peer to peer aux fins d’engager des actions judiciaires, au civil ou au pénal, contre les internautes qui diffusent massivement des enregistrements musicaux.”


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