La police australienne accusée de piratage de logiciels

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Un éditeur de logiciels accuse la police de la Nouvelle-Galles du Sud, en Australie, d’avoir massivement piraté et partagé ses logiciels. Il réclame aux forces de l’ordre 7,9 millions d’euros de dédommagements.

L’éditeur britannique Micro Focus International accuse la police de Nouvelle-Galles du Sud d’avoir piraté deux de ses logiciels.

Elle l’attaque en justice et lui réclame 10 millions de dollars australiens (7,9 millions d ‘euros) de dommages et intérêts.

La police de l’état du sud-est australien utilise le logiciel de Micro Focus ViewNow pour sa base de données des criminels, COPS (Computerised Operational Police System) .

Elle en avait acquis 6500 licences. Un chiffre qui semble large et suffisant pour ce service…

Sauf que les policiers ont commencé à partager ledit logiciel, apparemment sans se poser de questions, avec d’autres organisations de forces de l’ordre du pays.

Le “Bureau d’Ombudsman”, le “Department of Corrective Services” et la “Police Integrity Commission” ont commencé à utiliser le logiciel, au point qu’il s’est retrouvé installé sur plus de 16 000 postes de travail, a assuré Bruce Craig, directeur australien de Micro Focus, à ABC Australia.

Quand quelqu’un pirate vos logiciels, vous vous demandez “qui dois-je appeler, la Police ? Mais dans ce cas, ce sont eux les pirates !“, a expliqué Bruce Craig.

Pire, selon lui, confronté aux accusations de piratage, le “Department of Corrective Service” a installé un autre logiciel nommé NetManage Applet, fourni par la police de Nouvelle-Galles du Sud, pour désinstaller ViewNow.

Mais NetManage appartient aussi à Micro Focus, et il aurait été utilisé sans autorisation…

Ce qui est incroyable est qu’ils soient allés aussi loin pour essayer d’effacer les preuves de ce qu’ils ont utilisé. Ils continuent de supprimer nos produits, mais doivent le remplacer par quelque chose. Et ils l’ont remplacé par une autre licence, qu’ils n’ont pas non plus le droit d’utiliser. C’est simplement étonnant.”

Les forces de l’ordre ont nié avoir piraté NetManage Applet, et assurent avoir perdu l’accord de licence original, rapporte TechWeek Europe UK. Les policiers se défendront maintenant… devant le tribunal.

 

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