La Poste fournit à son tour l’ADSL à 30 euros

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Fournisseur d’accès arrivé sur le tard sur le marché du haut débit, La Poste s’aligne aujourd’hui sur les tarifs les plus compétitifs. Grâce au dégroupage.

L’ADSL 512 Kbits/s à 30 euros, ou moins, tend à devenir le standard du marché. Du moins sur les lignes dégroupées. Après Free, Club-Internet, Tele2, 9Online, le dégroupage, qui offre une alternative à France Télécom, permet aujourd’hui à La Poste de proposer à son tour le haut débit à 30 euros par mois. Et le 1 024 Kbits/s à 40 euros. Contre, respectivement, 44 et 72 euros précédemment. A condition toutefois de s’engager pour deux ans. Moins intéressant, un engagement d’un an revient à 33 et 43 euros/mois respectivement pour le 512 et le 1 024 Kbits/s, toujours sur les zones dégroupées.

Les tarifs des lignes non dégroupées évoluent-ils aussi ? Réponse : oui mais pas forcément dans le bon sens. Si le 512 Kbits/s baisse de 44 à 43 euros (toujours assorti d’un engagement de douze mois), le 1 024 passe de 72 à… 78 euros. “Une mesure qui ne concerne pas les abonnés actuels”, nous précise-t-on au service communication de La Poste. Pour eux, le tarif reste inchangé à 72 euros, donc. En revanche, les clients situés sur une zone dégroupée devraient bénéficier automatiquement des nouveaux tarifs.

3 millions d’utilisateurs

Quant aux prospects, ils pourraient être séduits par l’absence de frais d’ouverture de ligne et de résiliation, du pack modem (Alcatel USB) à 1 euro ou, pour ceux qui possèdent déjà le décodeur ADSL, du premier mois offert. A condition de se décider avant le 31 décembre 2003. Signalons également les frais de transfert gratuits en cas de déménagement (en zone dégroupée).

L’approche de la période des fêtes n’explique pas à elle seule cette révision tarifaire. L’évolution du marché oblige désormais les fournisseurs d’accès un peu à la marge à s’aligner sur les plus grands s’ils veulent espérer séduire. Pour autant, La Poste ne vise pas une conquête agressive de parts de marché puisqu’elle présente son service d’accès comme “une offre d’accompagnement complémentaire aux adresses e-mail gratuites”. Un service qui, depuis son lancement en août 2000 (voir édition du 28 août 2000), aurait tout de même séduit plus de 3 millions d’utilisateurs.


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