La Redoute accentue le cap vers le tout numérique

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Après une période sociale troublée, la direction de La Redoute esquisse le projet industriel pour faire du groupe VPC un leader du commerce électronique.

On reparle du projet d’entreprise de La Redoute, après les négociations tendues entre direction, salariés et syndicats sur le plan social (1178 suppressions de postes,  172 chez Relais Colis) dans le cadre de la restructuration.

Dans Les Echos, Nathalie Balla et Eric Courteille, repreneurs du groupe vépéciste délaissé par Kering (ex-PPR), évoque la stratégie à moyen terme : retour à l’équilibre financier d’ici 2017 et modernisation de l’infrastructure pour redevenir compétitif (système informatique, outils commerciaux, logistique). Il s’agit de bâtir une structure “plus simple et plus agile” adaptée à l’ère du commerce électronique.

Le groupe VPC accentuera ce bond afin de se concentrer à 100% sur le numérique (actuellement, 80 % du chiffre d’affaires est déjà sur le Net). Mais les “catalogues-pavé-papier” (printemps-été, automne-hiver) seront maintenus jusqu’en 2015 (au-delà, il subsistera des catalogues thématiques moins denses).

Globalement, le positionnement de La Redoute évolue guère même si on peut déceler une certaine volonté de rajeunir la cible : “l’e-commerçant de référence en mode et maison pour la femme de plus de trente ans en France”. Au-delà de l’exploitation du propre catalogue La Redoute, un volet marketplace avec des partenaires commerciaux tiers sera développé en simultané. Un formulaire en ligne est disponible dans ce sens sur le site marchand.

Pour soutenir cet effort, Kering, l’ancien propriétaire qui devrait finaliser la vente de La Redoute d’ici fin mai pour un euro symbolique, compte accompagner la transformation numérique de la société (investissement de 315 millions d’euros dont 80 millions pour le volet IT) et contribuer au financement du volet social (200 millions d’euros).

Toujours selon Les Echos, la situation de La Redoute demeure périlleuse : déficitaire depuis cinq ans, la société lilloise a encore perdu 50 millions d’euros en 2013 avec un chiffre d’affaires en baisse (il est tombé en dessous du milliard d’euros).

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