La RIAA veut percevoir les droits des radios Web

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La Recording industry association of America, qui regroupe notamment les 5 Majors de l’industrie du disque, se lance dans la collecte des droits liés à la diffusion de musique en streaming sur le Net. L’organisme créé, baptisé “Soundexchange”, doit faire face aux critiques qui doutent de son indépendance.

La RIAA (Recording industry association of America), ne possède pas une très bonne image auprès du public. Accusée de défendre les intérêts des maisons de disque au détriment de ceux des artistes, voici que l’association américaine, qui compte parmi ses membres Sony, Universal, EMI, BMG et Warner (les 5 fameuses Majors de l’industrie du disque), se lance dans la collecte des droits liés à la diffusion de musique sur Internet en créant le SoundExchange. L’organisme se charge de la collecte des droits de diffusion en streaming uniquement, une technique sensée empêcher toute sauvegarde des morceaux et ainsi tout piratage. C’est ce que l’on nomme le webcasting. Le principe est simple : chaque radio en ligne doit verser des droits sur les morceaux diffusés en fonction de son audience. Aujourd’hui l’anarchie règne et la France n’est pas épargnée (voir édition du 6 octobre 2000). Certains ont passé des accords tandis que d’autres sites ont été sommés de payer sous peine de poursuites judiciaires. Dans la pratique, les choses ne sont donc pas clairement établies. Et la légitimité de la RIAA de s’autoproclamer perceptrice des droits est remise en question.

Une initiative contestée

La Dima (Digital media association

dont l’équivalent européen est l’eDima) qui regroupe des acteurs de la musique en ligne dont des webcasters, remet en cause la place qu’entend occuper la RIAA. Cette dernière réclamait au départ 15 % des revenus des radios en ligne. De même, les artistes, réunis au sein d’associations telles Future of music,

s’inquiètent de l’implication des maisons de disques dans la collecte des droits qui doivent leur être redistribués. La “coalition” Future of music réclame la formation d’un organisme de collecte des droits qui soit à la fois indépendant des éditeurs et des artistes. Pourtant, aujourd’hui 2 400 labels auraient adhéré au SoundExchange et comme aucune autre initiative ne voit le jour, celle-ci risque bien de s’imposer.


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